Profil Joueur

Solarina

Apparence

Description physique générale

Solarina est une petite poupée d’environ 20 centimètres de haut. De petite stature, elle porte des habits à sa taille, digne d’un cirque. Visiblement très attachée à cette imagerie, elle se pavane avec fi erté dans ses atours, qui cachent une armure de cuir. Sa forme physique ressemble à un petit jouet de métal, au physique de centaure mécanique. Le bas du corps est celui d’un petit lion portant une barde de cirque bleue et dorée. Son torse est humanoide, à la forme d’une petite mascotte fi ne, portant des atours de monsieur Loyal bleus et dorés, ornés d’épaulettes dorées. Sa tête est ronde, ornée d’une crinière blanche. Deux loupiotes oscillant entre le bleu et le blanc forment ses pupilles. Pour compléter sa tenue, elle porte un haut de forme terni et abîmé par le temps, qui est collé à ce qui lui sert de chevelure. Ses petites mains ne comportent que quatre doigts, et ses pattes léonines également.

Personnalité

Caractère

D’un naturel plutôt enjoué, elle se sert de son apparence inhabituelle pour remonter le moral des troupes. Ses vieilles habitudes au cirque en tant que présentatrice et assistante du Monsieur Loyal ont la vie dure, et elle garde un certain entrain en tant que telle. Son caractère d’amuseuse cache une profonde souffrance de l’incendie qui a mis fi n à sa vie. Son corps actuel ne lui permettant pas de pleurer, elle dissimule tous les sentiments négatifs derrière ce masque souriant qu’est devenu son visage.

Histoire

Origine

Avant le feu, avant le métal, avant les cris, il y avait le cirque.

Un cirque ambulant, grinçant et fatigué, dont les roulottes portaient les marques de trop de routes et trop peu de repos. Les toiles du chapiteau étaient rapiécées de mille couleurs fanées, imprégnées d’odeurs de fumée froide, d’huile et de sciure humide. À la lumière du jour, l’endroit paraissait presque misérable. Mais le soir venu, quand les lanternes s’allumaient et que la musique grinçante s’élevait, le cirque devenait autre chose : un monde clos, hypnotique, dérangeant et merveilleux à la fois. Le Cirque du Lion Solaire. 

C’est là que grandit Rina. 

Fille du Monsieur Loyal, Darius de son vrai nom, elle vécut toute son enfance dans l’ombre de la piste. Son père avait la voix forte et l’allure fière lorsqu’il s’adressait au public, capable de faire oublier la décrépitude du décor par la seule force de son charisme. Hors scène, pourtant, il semblait usé, comme si chaque représentation lui arrachait un peu plus de vie. Rina le voyait recoudre son costume à la lueur tremblante d’une lampe, astiquer les boutons de métal ternis, répéter son texte à voix basse. Il avait toujours un sourire pour elle. Sa mère, morte en couche, elle n’en n’avait aucun souvenir, et la famille que constituaient les artistes étaient ses véritables parents, oncles, tantes, frères et soeurs. Petite dernière du cirque, elle était choyée, apportant dans sa vie un peu de lumière.

Dès qu’elle fut assez grande pour porter un plateau ou tirer une corde, elle devint l'assistante de son père. Elle passait ses journées dans les coulisses, entre les cages, les poulies et les mécanismes grinçants. Elle nourrissait des bêtes étranges, transportait des accessoires trop lourds pour elle, écoutait les murmures et les disputes étouffées des artistes. Le cirque accueillait tout ce que le monde rejetait : des corps difformes, des artistes brisés, des illusions trop réalistes. Rina ne les craignait pas. Elle les trouvait beaux, sincères, plus vrais que les spectateurs venus frissonner avant de repartir chez eux. Sa vraie famille.

Sur la piste, elle n’était jamais au centre.
Elle existait entre les numéros.

Son père l’avait présentée au public sous un nom de scène doux et élégant : Rina. Elle apparaissait pour tendre un objet, retirer un rideau, guider un regard sans jamais le retenir trop longtemps. Elle apprit très tôt à sourire sans joie, à s’incliner juste ce qu’il faut, à disparaître dès que la lumière quittait la piste. Le public l’adorait sans vraiment la voir. Petite assistante souriante et silencieuse, elle secondait son père en dansant, exécutant des acrobaties ou faisant des grimaces pour faire sourire le public.

En grandissant, son meilleur ami était le lion phare de la ménagerie. Un vieil animal au poil soyeux, doré de pelage, à la crinière blanche. Déjà toute petite, il lui paraissait si vieux et fatigué, et pourtant il était toujours là. Il s'appelait Sol, une créature qu'on lui avait décrit étant dotée de pouvoirs magiques. Elle n'en doutait pas une seule seconde. On pouvait même trouver des jouets à son effigie en guise de souvenirs après les spectacles, grimé en jouet centaure-félin-monsieur Loyal. Un drôle de jouet, avait-elle toujours pensé. Mais ça permettait d'arrondir les fins de mois.

Parmi toutes les choses du cirque, Rina avait une affection particulière pour le métal. Les armatures de la tente, les cages, les engrenages. Elle aimait réparer les petites mascottes de métal vendues à la sortie, à l'image des deux êtres qu'elle affectionnait le plus dans ce monde, des poupées brillantes censées porter chance. Elle en démontait parfois une, fascinée par la façon dont des pièces rigides pouvaient s’assembler pour créer un mouvement gracieux. Personne ne trouvait cela étrange. Dans ce cirque, rien ne l’était vraiment.

Puis vint la nuit de l’incendie.

Une étincelle, un cri, une panique mal contenue. Le feu se propagea trop vite, dévorant la toile sèche du chapiteau comme si elle n’avait jamais été qu’un mensonge. Les lanternes tombèrent, les cages se renversèrent. Elle se souvient de la chaleur insupportable, de la fumée qui brûlait ses poumons, du métal qui gémissait en se tordant. Une poutre céda. Le poids l’écrasa. Les flammes léchèrent sa peau, ses os, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien d’elle que des cendres mêlées au fer fondu. Les dernières choses qu’elle vit furent sa famille, son père, dévorés par les flammes.

Elle mourut là, sur la piste qui avait été toute sa vie. Écrasée par une poutre de métal, dévorée par les flammes, incapable de s’en sortir, incapable d’appeler à l’aide. 

Quand elle se réveilla, le monde était silencieux. 

Elle ouvrit les yeux dans les ruines calcinées du cirque. Son corps était froid, rigide. En regardant ses mains, elle vit du métal poli, articulé, gravé de motifs familiers. Elle comprit alors : elle se trouvait dans le corps d’une des mascottes de métal du cirque, une poupée semblable à celles qu’elle réparait autrefois. En elle brûlait pourtant une chaleur nouvelle, vive et incontrôlable. Le feu et le métal répondaient désormais à sa volonté, comme si l’incendie l’avait reconstruite à son image. Il n’y avait plus personne. Peut-être que sa famille était l’un des tas de cendres qui jonchaient le sol. Le feu avait tout pris: les tentes, les roulottes, les gens, les sourires, les rires. Il ne restait que des souvenirs flous, engloutis par les flammes qui l’avaient avalée, elle aussi. Sol avait disparu. Sa famille avait disparu. Son père avait disparu.

Elle ne sut jamais ce qui avait causé cet incendie, ni sa renaissance. Un reste de magie, une malédiction, ou la dernière volonté d’un cirque qui refusait de mourir.

Hantée par les souvenirs de la nuit, incapable de rester parmi les cendres, Rina quitta les ruines. Le monde extérieur la regardait comme une curiosité, parfois avec peur, parfois avec fascination. Elle apprit à survivre, à maîtriser ses pouvoirs. Elle changea son nom pour Solarina, en hommage à son ami disparu.

Finalement, ses pas la menèrent à Absalom, où elle rejoignit la guilde de Ravel, connue pour accepter tous ceux qui voulaient un travail. Là, parmi d’autres âmes brisées, créatures improbables et aventuriers rejetés, Solarina espère trouver des réponses. Comprendre ce qu’elle est devenue. Découvrir la vérité sur l’incendie. Et peut-être, un jour, décider si elle est encore un vestige du cirque… ou quelque chose de nouveau, forgé dans les flammes et le fer.

Card image
Race
Poppet
Genre
?
Lieu de Naissance
Quelque part entre la Varisie et l'Ustalav
Taille
19
Peau
De cuivre
Cheveux
Crinière blanche, en picots
Yeux
Bleu clair