Liste des rapports [Vorag-Sithis] Voyage par les Confins Déchiquetés

Rapport : [Vorag-Sithis] Voyage par les Confins Déchiquetés

Résumé: 

Une affiche est accrochée au tableau de quêtes de la salle commune. Elle est signée "Eryne Veyr".

"Ravéliens, cela fait bien longtemps que je n'ai personnellement fait appel à vos services, et si la dernière mission pour laquelle je vous ai missionné était périlleuse, celle-ci devrait être relativement aisée. Je suis entré en contact avec une marchande d'objets anciens appelée Madame L, qui tient une boutique dans le Quartier des Étrangers. Celle-ci aurait en sa possession un orbe, du même type que vous utilisez pour rejoindre vos diverses factions. Elle sait déjà que je compte faire appel à vous pour obtenir cet objet. Allez la voir, récupérez l'orbe et utilisez le pour me rejoindre à Clairval-sur-Sel. Je vous attendrais là-bas, et pourrais vous renvoyer à Absalom par la suite.

— Eryne Veyr"

Participants: 

Solarina, votre dévouée autrice de ce billet !

Perrin (et Gryth), un halfelin au (trop) grand cœur !

Eirikr Lorthson, un grand homme à l’arme plus grande qu’un homme !

Althea, une dame de grande taille à la magie bien étrange !

Krit, un rat aux talents médicinaux qui ne sont plus à prouver !

Déroulé: 

Notre joyeuse troupe, après des présentations sommaires, s’est dirigé vers l’Emporium du Crépuscule, où nous attendait la charmante Madame L. Elle nous a remis un petit coffret contenant un objet bien mystérieux, ma foi ! Elle nous a également donné des indications pour la mission: Aller à la Loge de l’Anneau de Platine, dans les Flaques, et derrière, ouvrir la plaque d’égout pour y retrouver un contact qui nous emmènera à la suite de la mission.

Notre petite troupe de joyeux lurons s’est donc dirigé vers ladite Loge, tout en prenant des précautions pour ne pas être suivis. La grande Althea a gentiment servi de monture à votre serviteur, en me portant tel un animal de compagnie, et c’était ma foi fort agréable !

Nous sommes arrivés à la Loge de l’Anneau de Platine, et avons vite identifié la plaque d’égout à soulever. A notre désarroi, elle était scellée. Pendant que mes compagnons montaient la garde, je me suis appliquée à desceller cette fichue plaque. Malgré mes efforts, il a fallu la chance de notre Perrin pour pouvoir ouvrir le passage. Et voilà !

En descendant dans les égouts, toujours dans les bras de notre chère Althéa, une horrible vérité m’est apparue: Il semblerait que malgré mon absence d’appendice nasal, je suis parfaitement capable de sentir les odeurs ! 

Nous avons croisé la route d’un homme qui semblait fort alcoolisé, prompt à l’action, mais la vue de Gryth l’a vite refroidi. En continuant notre route, un homme aux allures plus louche qu’une louche nous a apostrophé en disant qu’on avait pris notre temps. A ses côtés se trouvait une cage hermétiquement fermée, qui remuait comme si agacée. Encore plus louche !

“Les runes, comme le Destin, se meuvent” nous a-t-il dit. Un genre de mot de passe ou de langage codé, sûrement. En réponse, Krit lui a montré son propre insigne de Ravel. Ce qui a déclenché une certaine hostilité de la part de ce monsieur excessivement louche, qui a sorti une dague pour nous attaquer.

Votre serviteur n’a pas eu le temps de réagir que l’homme gisait au sol, terrassé par les assauts de Gryth et Eirikr. La cage s’agitait de plus en plus. Après une inspection rapide, nous avons décidé de l’ouvrir. La petite créature qui est sortie de là faisait ma taille, ressemblant à un petit dragonnet diabolique, qui avait le langage plus fleuri qu’un étal de fleuriste, ma foi ! 

Après une brève discussion où votre serviteur lui a remis le coffret confié par Madame L (et une grosse envie de garder son contenu de la part du petit dragonnet), il nous a téléporté de manière spectaculaire (en faisant gicler quelques gouttes de son sang sur l’éclat qu’il m’avait promptement rendu. 

Le sol s’est ouvert sous nos pieds, et nous nous sommes retrouvés dans un tout autre paysage ! Un ciel ouvert, d’or et de pourpre, un château dans le lointain, des immenses créatures draconiques survolant le ciel aussi loin que l'œil pouvait porter ! 

C’est alors que j’ai réalisé ce que je tenais dans mes petites mains: un éclat d’un orbe draconique, ces objets de puissance convoités et craints par tous ceux qui sont porteurs d’écailles, tout en attirant leur ire ! Cet objet faisant de son porteur une cible de choix pour les dragons, Eirikr s’est proposé pour le porter à ma place, pensant que votre serviteur n’était pas assez résistante pour accomplir cette tâche ! 

Nous avons alors décidé de rentrer dans ce grand bâtiment, un palace à mes yeux, pour découvrir un endroit qui ressemblait à un endroit sacré. Des grandes colonnes gravées de créatures draconiques enserrant des orbes dorés, comme des oeufs, les protégeant des intrus et jugeant de leur regard de pierre, un sol dallé et lustré, bref, un lieu magnifique !

A peine avons-nous fait quelques pas dans ces halls que des silhouettes en armure nous ont barré la route. Ce fut un combat intéressant contre ces frères de mécaniques, car ce n’était pas des hommes, ni des dragons, mais bien des constructions ! Nous avons éparpillé leurs rouages en moins d’une minute ! Ce fut brutal et expéditif ! 

Nous avons continué d’avancer, jusqu’à un second hall. Une homme protégeant un portail doré, que votre serviteur identifie comme un parangon draconique, s’est présenté à nous, en nous disant que nous ne passerions pas la prochaine épreuve par la force. Son nom était Kaeloryx Thar-Ashen.

Nous n’avons pas eu le temps de discuter avec cet individu (même si j’aurais apprécié une conversation et une tasse de thé !), et deux autres créatures sont sorties du portail que gardait l’individu précédent. Des constructions massives, à l’apparence de gardiens draconiques, l’un armé d’une épée qui n’avait rien à envier à celle d’Eirikr, et l’autre, au bouclier si massif qu’il aurait pu facilement faire office de porte, sont sorties du portail, nous barrant à nouveau la route.

Un nouveau combat s’est engagé. Eirikr s’avançant bravement pour faire front, Gryth à ses côtés, Perrin et Althéa lançant des sortilèges, Krit courant sur le champ de bataille pour soigner les blessés, et moi-même, tentant d’influencer la matière même qui composait ces créatures. Mais ce sont des murs, que dis-je, des montagnes qui se dressaient devant nous. Le combat tournait à notre désavantage.

La phrase prononcée par le parangon m’est alors revenue en tête, en voyant Eirikr brandir l’éclat de l’orbe. Si nous ne passions pas par la force, alors nous passerons par la vitesse ! Du moins, l’espérais-je, naïvement.

Mes prochains mouvements furent de récupérer l’éclat, qui pendait à la ceinture de notre très cher barbare, et de courir jusqu’au portail en utilisant mes pouvoirs, criant à mes compagnons de passer ce tourbillon doré. Puis j’ai passé ledit portail, espérant au fond de mon petit cœur métallique que les autres s’en sortiraient.

Je n’ai pas vraiment compris ce qu’il s’est passé ensuite, pour être tout à fait honnête. Je me suis sentie tomber dans la tour d’un homme visiblement surpris de nous voir. Althea et Krit m’ont rejoint ensuite, mais aucun signe de Perrin, ni d’Eirikr. 

L’homme chauve a paniqué, alors que nous nous raccrochons littéralement à ce que nous pouvions. Tentant d’expliquer la situation, c’est impuissants que nous l’avons vu partir chercher des renforts. Il est revenu accompagné de deux femmes, l’une en armure et l’autre recouverte d’une cape sombre. 

Après des présentations en bonne et dûe forme, et des explications de notre présence ici, nous remettons l’éclat à Eryne Veyr, la femme en noir. Elle nous a expliqué que l’éclat allait servir à alimenter une machine, capable d’ouvrir des portails et de protéger l’avant-poste. 

Cela va sans dire que cela a attisé ma curiosité, mais le retour pressait. 

C’est avec le cœur lourd que nous sommes retournés à Absalom, mettant fin à cette mission, avec la perte de nos deux compagnons. Quel dommage que je ne puisse les pleurer physiquement, mais je me souviendrais d’eux jusqu’à la fin de mes jours.