Liste des rapports Le poids des morts

Rapport : Le poids des morts

Équipe :  Drangor, Theoria Arcanis, Sullivan, Zuck

Objectif de la mission : Recherche de la dépouille de Sinistar

Déroulement :

Cette mission est en lien avec les événements ayant eu lieu au cours de la mission correspondant à ce rapport.

Nous avons commencé par aller à la rencontre d'une prêtresse de Pharasma.

Nous avons appris plusieurs éléments intéressant dans cette affaire. La dépouille de Sinistar a été récupérer par Rori, une ancienne légende ravélienne qui serait repartie avec le corps au Nirmathas.
Peu de temps après d'autre personnes auraient réclamé le corps : Un géant du nom de Aëlthryx ainsi q'une femme aux habits laissant présumé de capacités magiques et un homme en armure aux cheveux blancs détachés.

Plus tard nous apprendront qu'il s'agit du groupe connu sous le noms des voleurs d'étincelles. Ce sont des fanatiques de Gorum, qui malgré la mort de ce dernier, semble vouloir faire renaître le dieux en utilisant des fragments divin de ce dernier.

Aëlthryx, est un ancien général du Molthune qui aurait subitement disparu après la disparition de son dieu. Mesurant entre 3 et 4 mètres de haut, c'est un colosse chauve portant une grande barbe grisonnante.

Avec les informations de l'intendant et quelques ressources nous nous sommes rendus au Nirmathas et avons suivi la traces des voleurs d'étincelles eux même sur les traces de Rori et Sinistar.

L'endroit où ces derniers se trouvait est une sorte de temple caché sous le squelette d'un dragon titanesque localisé entre Relford et Les sources en Marches.

Nous avons éliminé une patrouille avant de nous enfoncé plus loin dans le temple, dans lequel se trouvait une forge.

Dans celle-ci, au pied d'une statue d'un nain, se trouvait des textes. Ces textes semblaient être des notes écrite par Aëlthryx lui-même, des sortes d'odes à différents aspect que Gorum représentait jadis, aspect qu'il associe à ses disciples : Serafina, Tosha, Ninkah, Belkon.

Un peu plus loin nous avons trouvé des écrits sur Sinistar et Rori, dont l'auteur présumé est également Aëlthryx. Ces écrits semble être des éloges vis à vis de ces derniers, les rattachant d'une manière ou du notre au seigneur de fer.

Nous avons entendu un bruit plus loin, le bruit de métal contre l'enclume. En avançant un peu plus en direction du bruit et nous avons observé la dépouille de Sinistar sur l'enclume, à ses cotés, Rori, Aëlthryx et ses subalternes. après un ultime détonation métallique qui n'était autre qu'un coup d'épée d'Aëlthryx sur Sinistar celui repris conscience.

Nous ne savons pas trop ce qu'il s'est passé avant notre arrivé, mais Rori a attaqué Aëlthryx, les deux ont fait parlé le fer avec une force surhumaine. Rori fut vaincu, elle perdit l'usage de ses yeux suite à un coup particulièrement vicieux de son opposant.

Étrangement, ce dernier à décidé de fuir avec ses suivants nous laissant fasse à Sinistar qui imbue d'un fragment divin était sous l'effet d'une rage guerrière puissante sa volonté visiblement encore absente ou masqué par des émotions plus puissante lié au fragment divin en lévitation au dessus de l'enclume.

Il nous attaqua.

Nous avons fait au mieux pour le contenir, et malgré des coups puissants de la part de Drangor et Sullivan, il était particulièrement résistant, ses plaies se refermait, et il frappait avec une force surnaturelle à tel point qu'il nous était visiblement impossible de le vaincre. Rori elle ne semblait pas vouloir prendre part au combat, elle se contentait de tenter d'atteindre Sinistar par les mots. Etait-ce parce qu'elle avait perdu la vue? Etait-ce parce qu'elle avait une idée de comment sortir Sinistar de son état? Elle fini par le sortir de sa torpeur et nous a jeté le fragment divin avant de retenir Sinistar pour que nous battions en retraite avec le fragment.

Nous sommes partis, j'ai placé le fragment dans un endroit sûr. Et sur les conseils de Drangor nous nous sommes mis en route vers Janderoff afin de trouver des personnes de confiance pour mettre le fragment à l'abri.

Theoria Arcanis

Addendum : Textes d'Aëlthryx

La confiance (Belkon)

Depuis la chute de Gorum, j’observe ceux qui prétendent comprendre la guerre.

La plupart échouent pour une raison simple : ils doutent.

Ils hésitent au moment de donner un ordre.
Ils reconsidèrent une décision une fois engagée.
Ils cherchent à limiter les pertes plutôt qu’à atteindre un objectif.

Belkon ne fait rien de tout cela.

Je l’ai observé sur plusieurs affrontements.
Toujours le même schéma :

Il choisit une direction.
Il s’y tient.
Il n’en dévie pas.

Ses hommes le suivent sans discuter, parce qu’il ne leur laisse aucun espace pour hésiter. Même face à une situation défavorable, il ne ralentit pas, il ne reformule pas ses ordres, il avance.

Et cela fonctionne.

Pas parce qu’il a toujours raison.
Mais parce que ses adversaires, eux, doutent.

Ils hésitent à engager.
Ils réévaluent leurs positions.
Ils attendent un meilleur moment.

Belkon ne leur laisse jamais ce temps.

C’est pour cette raison que je l’ai placé à mes côtés.

Il ne me sert pas.
Il stabilise ce que je construis.

Dans un monde où la guerre a perdu son cadre, il agit sans chercher à la comprendre. Il l’exécute.

Je n’ai pas besoin qu’il réfléchisse.
J’ai besoin qu’il décide.

Et qu’il le fasse sans jamais revenir en arrière.

Puissance (Serafina)

Depuis la chute de Gorum, beaucoup parlent de puissance.

Peu en ont une réelle compréhension.

Ils confondent puissance et brutalité.
Ou puissance et domination.

Ils cherchent à impressionner.

Serafina ne cherche rien de tout cela.

Je l’ai observée en combat.
Elle ne force pas.

Elle impose.

Quand elle entre dans un affrontement, elle ne s’adapte pas à la situation.
C’est la situation qui s’adapte à elle.

Les lignes adverses cèdent, non pas parce qu’elles sont faibles, mais parce qu’elles ne peuvent pas tenir face à elle.
Les attaques dirigées contre elle perdent en efficacité, non par hasard, mais parce qu’elle absorbe l’impact sans reculer.

Elle ne s’épuise pas à multiplier les actions.
Elle agit peu.

Mais chaque action compte.

Elle ne cherche pas à vaincre rapidement.
Elle cherche à rendre toute résistance inutile.

C’est pour cette raison que je l’ai placée à mes côtés.

Elle n’est pas une arme.
Elle est un point de rupture.

Quand elle est présente, l’affrontement change de nature.

Je n’ai pas besoin qu’elle prenne des initiatives complexes.
J’ai besoin qu’elle avance… et que rien ne puisse l’arrêter.

Destruction (Ninkah)

Depuis la chute de Gorum, beaucoup confondent destruction et violence.

Ils détruisent par colère.
Par peur.
Ou par perte de contrôle.

Ce n’est pas cela que je cherche.

Ninkah ne détruit pas pour se défouler.

Elle détruit pour effacer.

Je l’ai observée sur plusieurs cibles.
Toujours la même méthode :

Elle identifie ce qui tient encore debout.
Elle frappe là où cela compte.
Elle ne laisse rien de fonctionnel derrière elle.

Bâtiments, structures, lignes de défense… elle ne les endommage pas, elle les rend inutilisables.

Elle ne poursuit pas les fuyards.
Elle ne cherche pas la gloire.
Elle termine ce qu’elle commence.

Quand elle quitte un lieu, il ne peut plus servir à quoi que ce soit.

C’est pour cette raison que je l’ai gardée.

Elle ne complique pas les choses.
Elle ne cherche pas à contrôler.

Elle supprime.

Dans un monde instable, où les conflits se multiplient, la destruction devient un outil nécessaire.

Je n’ai pas besoin qu’elle réfléchisse à l’après.
J’ai besoin qu’elle fasse en sorte qu’il n’y ait pas d’après.

Ferveur (Tosha)

Depuis la chute de Gorum, beaucoup ont perdu la volonté de se battre.

Pas la capacité.

La volonté.

Ils continuent par habitude.
Par devoir.
Par peur des conséquences.

Mais cela ne tient pas dans la durée.

Tosha est différente.

Je l’ai observée au milieu d’hommes épuisés, blessés, prêts à reculer.

Elle parle peu.

Mais quand elle agit, les autres suivent.

Pas parce qu’elle les force.

Parce qu’elle les entraîne.

Elle ne donne pas d’ordres précis.
Elle donne une direction… et une raison d’y aller.

Et cela suffit.

Des combattants qui hésitent reprennent position.
Des blessés se relèvent.
Des lignes brisées tiennent encore quelques instants de plus.

Pas indéfiniment.

Mais suffisamment.

La ferveur qu’elle impose ne repose pas sur la logique.

Elle repose sur l’adhésion.

C’est pour cette raison que je l’ai gardée.

Elle ne gagne pas les combats seule.
Elle fait en sorte que les autres refusent de les perdre.

Dans un monde où la guerre s’effondre, la ferveur devient ce qui la maintient en mouvement.

Je n’ai pas besoin qu’elle analyse.
J’ai besoin qu’elle rallume ce que les autres sont en train de perdre.

L'inconnu (Aëlthryx)

Depuis la chute de Gorum, les autres ont trouvé leur place.

Belkon ne doute pas.
Ninkah détruit.
Serafina impose.
Tosha rallume.

Moi… ce n’est pas aussi clair.

Je ne représente pas une fonction simple.

Je ne suis pas la force.
Ni la destruction.
Ni la ferveur.
Ni la certitude.

Je vois ce qui reste.

Et ce qui manque.

J’observe les conflits.
J’observe ceux qui s’y perdent.
J’observe ceux qui s’y adaptent.

Et je comprends une chose :

La guerre n’a pas disparu.
Elle s’est dispersée.

Sans Gorum, elle n’a plus de centre.
Plus de direction.

C’est cela que je dois corriger.

Je ne crée pas la guerre.
Je ne la subis pas.

Je l’organise.

Je rassemble ce qu’elle est devenue.
Je place chacun là où il doit être.

Pas pour dominer.

Pour donner une forme à ce qui n’en a plus.

Je ne sais pas ce que cela fait de moi.

Mais je sais ce que je dois faire.

Et tant que le monde restera ainsi…

je continuerai.

Légende (Rori)

Depuis la chute de Gorum, j’ai vu émerger des fragments.

Des fonctions.
Des rôles.
Des réponses partielles.

Rori n’est rien de tout cela.

Elle ne représente pas un aspect.

Elle est ce qui reste quand on enlève tout le reste.

Je l’ai observée avant.

Avant la chute.

Avant que le monde ne change.

Elle était déjà là.

Pas comme un symbole.
Pas comme une élue.

Comme une réalité.

Elle avance.
Elle frappe.
Elle protège.

Sans détour.

Sans calcul.

Sans chercher à comprendre ce qu’elle est censée être.

C’est pour cela qu’elle est différente.

Elle n’a pas hérité de la guerre.

Elle l’était déjà.

Ce que Gorum incarnait — la violence, la décision, l’affrontement direct — elle le porte.

Pas comme une essence.

Comme un état.

Le plus pur.

Le plus direct.

Le plus brutal.

Elle ne canalise rien.
Elle ne structure rien.
Elle ne rassemble rien.

Elle agit.

Et cela suffit.

C’est pour cela qu’elle est dangereuse.

Pas pour moi.

Pour tout le reste.

Parce qu’elle réunit ce que la guerre était… sans en dépendre.

Elle n’a pas besoin d’un dieu pour exister.

Elle n’a pas besoin d’un rôle pour agir.

Elle était déjà une légende avant que le monde ne perde son centre.

Et elle le sera encore.

La question n’est pas de savoir si elle tombera.

Mais combien de temps elle pourra continuer ainsi.

Parce que personne ne peut porter cela indéfiniment.

Pas même elle.

L'essence (Sinistar)

Depuis la chute de Gorum, certains ont pris des fragments.

D’autres ont essayé de les comprendre.

Sinistar… a fait autre chose.

Il n’a pas cherché à incarner la guerre.
Il n’a pas cherché à la diriger.

Il l’a laissée entrer.

Je l’ai observé.

Pas seulement en combat.

Dans ce qui reste après.

Il ne s’arrête pas à la victoire.
Il ne s’attarde pas sur la défaite.

Il avance.

Comme si chaque affrontement ne faisait que s’ajouter à quelque chose de plus grand.

Il ne rejette pas la guerre.
Il ne la glorifie pas.

Il l’absorbe.

Chaque bataille laisse une trace en lui.
Chaque perte.
Chaque décision.

Et il continue.

Sans chercher à s’en libérer.

C’est pour cela qu’il est différent.

Les autres représentent des aspects.

Lui… les accumule.

Il ne canalise pas la guerre.
Il la porte.

Et avec le temps, cela l’a transformé.

Pas en symbole.

Pas en chef.

En réservoir.

Quelqu’un qui contient plus qu’il ne devrait.

Je ne l’ai pas choisi comme les autres.

Je l’ai laissé continuer.

Parce que ce qu’il devient…

n’est pas quelque chose que l’on peut créer.

Seulement quelque chose qui arrive.

Et quand cela sera complet…

même lui ne pourra plus l’ignorer.