Alastor Blackleaf

Apparence

Description physique générale

Assez grand pour un halfelin, il n'est pas très large d'épaules.

Son teint rosé montre les nombreuses journées passées en intérieur.

Ses mains sont celles d'un halfelin hésitant à travailler ou à manier une arme.

Il dispose de vêtements un peu grands pour lui, comme s'il les avait volés à un humain.

Corps et visage

Deux yeux marrons fixant avec intensité ses interlocuteurs.

Des cheveux bruns avec un peu de longueur sont rassemblés en queue de cheval (voir image).

Un visage imberbe et juvénile.

Signes distinctifs

Aucun mis à part sa stature imposante et le vert de ses yeux qui ressort fortement avec son teint hâlé.

Tenue et accessoires

Il porte une armure de plaques et un bouclier en acier duquel émane une aura divine.

À son baudrier pend une épée bâtarde .

Un pendentif représentant l'épée du courage d'Iomedae montre à tous vers où va son allégeance

Personnalité

Caractère

Face au mal il est aussi inflexible qu'une lame d'acier, se rendre n'est pas une option.

Très pragmatique il ne refusera pas d'élaborer des tactiques pouvant accorder un avantage au groupe même si cela veut dire qu'un autre membre prépare une embuscade afin de prendre en tenaille l'ennemi. Cependant il ne se cachera pas et fera face à la menace.

Dans son attitude et sa façon de se tenir on ressent ses origines nobles, il est resté quelqu'un de très fier et droit et dégage une certaine présence.

Il sait faire la part des choses et reste très diplomate avec ceux offrant des services et agit en bonne intelligence lors de ses interactions en dehors du combat.

Motivation

Il est contre l'injustice et se bat pour défendre les plus faibles.

Il souhaite réparer une injustice qu'il a subit dans son pays d'origine.

Relations

Assez nomade et expatrié il n'a pas noué de relation durable avec qui que ce soit.

Histoire

Origine

Natif du Chéliax, ce pays à la rigueur inflexible et dirigé par la Maison de Thrune, Alastor est un Champion dévoué à la déesse Iomédae originaire elle aussi du Chéliax. Issu de la noblesse, petit dernier d'une fratrie avec un père Chélaxien (Neleus Blackleaf) et une mère Taldane (Chloris), il a développé un fort sens de la justice au grand damne de sa famille qui vénérait ostensiblement Asmodéus à l'image des autres familles importantes du pays. Peu accepté, c'est principalement un Gnome (Carherl), le serviteur de la maison, qui s'occupait du mouton noir de la famille victime des lynchages quotidiens dispensés par ses trois autres frères (Azazel, Darf et Abaddon). Carherl avait parcouru le monde et racontait tout un tas d'aventures qu'il avait vécu au petit garçon. Il avait terminé ici afin de s'occuper de sa famille, son ancien travail étant trop dangereux.

C'est ainsi que très jeune il embrassa la voie du Champion dans la ville d'Egorian. Au fil des années il renforça ses compétences martiales ainsi que sa dévotion pour la déesse guerrière. Cet ordre qui menait sa croisade pour faire de ce pays un lieu meilleur pour la population finie tout de même par s'attirer les foudres de quelques jeunes nobles adorateurs du dieu-diable. Un soir lors d'une mission d'éradication de créatures démoniaques signalées dans la campagne de Couronne-d'Ouest, alors que le groupe de novices d'Alastor avait installé son campement, l'équipe fut prise d'assaut par tout un groupe de nécromanciens et mages ombre aidés par quelques roublards peu scrupuleux. Bien qu’épaulés par un Champion expérimenté ils ne firent pas le poids et furent écrasés par le nombre.

Deux moururent dans l'échange de coups, les quatre survivants furent emmenés dans une tour abandonnée non loin de là et qui avait été annexée par un groupe de jeunes nobles à la recherche de sensations fortes. Pour mener à bien l'opération ils avaient donc loués les services d'aventuriers à la loyauté douteuse (les mages et roublards de l'attaque). Quatre jours et nuits durants ils se relayèrent pour torturer le Champion et ses trois novices (dont Alastor faisait partie) par pur amusement. C'est lors de la cinquième nuitque commencèrent les sacrifices à l'attention d'Asmodéus. Ce fut un novice qui fut arraché à la cellule et installé sur une grande table rougie par les précédentes atrocités qu'avait pu perpétrer le groupe. Les trois autres prisonniers furent enchainés face à la scène pour qu'ils ne puissent pas en perdre une miette. Les jeunes psalmodièrent en cercle des litanies incompréhensibles pour Alastor alors que le premier novice était attaché par les poignets et les chevilles aux quatre coins de la table. La cérémonie semblait durer depuis une éternité quand un lourd silence s'installa quelques secondes. C'est alors qu'on lui ouvrît la poitrine du pauvre homme pour en extirper son cœur encore palpitant pour le jeter dans un brasero. Les litanies reprirent quelques instants, gutturales et primales et tout retomba, ne laissant que le bruit d'un sanglot réprimé par le novice à la droite d'Alastor. La dépouille fut détachée de la table pour être jetée par la fenêtre comme une ordure dont on se débarrasse dans la rue. La sixième nuit fut à la même image que la précédente, un second novice fut ainsi offert au dieu-diable.

Les adeptes semblaient se garder le Champion pour la fin, le septième jour était donc celui où Alastor allait jouer l'agneau sacrificiel. Il avait observé ses geôliers les jours précédents et il lui semblait qu'en journée seuls deux individus gardaient l'étage. Le jeune homme en fit part à son mentor Hercule qui réfléchit quelques minutes avant de reprendre parole. Cela pouvait être faisable mais ils allaient devoir jouer finement. Le Champion ferma ses yeux quelques instant tout en remuant ses lèvres silencieusement. C’est alors qu’un bélier apparu dans une gerbe de lumière, c’était son animal de lien avec Iomédae expliqua Hercule. L’animal jaugea les chaines des deux prisonniers et donna un coup de sabots bien placé qui fit éclater les maillons. Le bruit attira le premier garde, un nécromancien, dans la cellule. Dès son entrée le bélier lui défonça l’abdomen d’un magistral coup de tête qui le mit au tapis immédiatement. Alastor et son mentor s’équipèrent avec ce qui trainait dans la salle, ils commencèrent donc leur descente armés d’une dague et deux tisonniers. C’est en bas de la tour qu’ils croisèrent le second garde, le gros bélier chargea mais le roublard esquiva presque trop facilement l’attaque tout en dégainant et rechargeant son arbalète de poing avant de laisser filer un carreau qui siffla près des oreilles d’Alastor qui chargeait sur l’opposant. Le mal émanait de tous les pores de cet être, l’apprenti champion utilisa toute sa hargne afin de pourfendre l’agent d’Asmodéus. Un coup de tisonnier bien placé fracassa le crane du roublard qui s’effondra les yeux complètement révulsés, pas mort mais pas loin. Le jeune homme se retourna et vit son mentor un genou à terre, le carreau avait fait mouche et avait touché Hercule à la gorge. Le Champion s’écrasa de tout son poids alors que ses mains serraient sa carotide d’où s’écoulait abondamment son sang.Alastor n’était pas formé à l’imposition des mains et il ne put que regarder la scène, impuissant. Hercule sombra rapidement dans le coma mais Alastor restait trop faible pour porter un homme. Le bélier disparu aussitôt laissant l’apprenti Champion seul face à la situation. Il était en pleine réflexion quand un groupe se fit entendre à l’extérieur, tant bien que mal il réussit à se cacher derrière un rideau pourpre juste avant leur arrivée. Il resta silencieux alors que tout s’agitait de l’autre côté de la mince paroi de tissue opaque, le balai dura quelques minutes qui lui semblaient durer une éternité puis un silence de mort retomba, tous avaient pris les escaliers afin de chercher les corps dans le bâtiment. Alastor jeta un regard, plus personne n’était présent dans la pièce, les corps de son mentor et du roublard avaient été emportés. C’était sa chance, il ne pouvait plus rien pour Hercule, qui devait déjà être mort, il courut vers la sortie et disparu dans la lumière crépusculaire.

De retour à Egorian, le jeune homme s’empressa de rejoindre le temple d’Iomédae afin de quérir des renforts. Le but était de dénoncer ces nobles irrespectueux de la vie et de les trainer en justice ! Il fut convoqué dans le bureau du maître Champion (Aegard) pour un entretient. Le directeur, un homme buriné par les missions et à la volonté émoussée par le climat politique du pays, invita Alastor à s’assoir dans son bureau. Après un long échange animé le vieil homme expliqua que cette secte qui se faisait appeler la Main d’Asmodéus était et resterait intouchable du fait de ses membres issus de familles placées très haut dans l’administration du Chéliax. Il était impossible à l’Ordre d’intervenir officiellement car porter un coup contre le Mal, même pour la justice allait causer une réponse brutale autorisée par le gouvernement. Un champion en prison ne pouvait pas mener un combat contre le Mal aussi efficacement qu'un champion libre.Outré par cette impunité le jeune homme claqua la porte du bureau et chercha à mener une opération clandestine au sein des novices et mentors. Aucune main ne lui fut tendue, était-ce là la limite de leur foi en Iomédae la déesse de la justice ?

Plusieurs semaines furent nécessaires à Alastor pour récupérer des sévices qu’il avait subi dans les cachots de la tour mais sa détermination n’avait pas faibli. Il décida que si personne ne semblait décidé à trainer ces intouchables en justice il serait celui qui le ferait. Ainsi il quitta le temple et pris la direction de Couronne-d'Ouest pour y récupérer un maximum d’informations. Son enquête dura quelques mois mais il finit par remonter sa piste jusqu‘à un domaine situé non loin de la cité. Il réussit à se faire engager comme homme à tout faire et observa les jeunes seigneurs afin d’identifier l’un de ses bourreaux. Ce ne fut pas long avant de trouver son homme, le plus jeune de la famille, petit prétentieux gâté par une surabondance de richesses. Alastor resta encore quelques mois afin de remonter la chaine et les complices du suppôt, enquêtant et notant patiemment chaque information vitale. Quand ce fût chose faite il se décida à passer à l’acte une nuit d’été, alors que sa cible rentrait bien alcoolisée d’un bal organisé par une famille voisine, le champion novice se posta sur le balcon attendant que le garde du corps dépose son sac à vin de maître dans son lit et ne disparaisse derrière la double porte de sa chambre. Quand il fût certain que le coupable dormait profondément il entra par la porte fenêtre et attrapa vigoureusement le garçon en prenant bien soin de lui plaquer une main sur la bouche, lui chuchotant à l’oreille qu’il allait être jugé pour ses crimes avant de l’assommer d’un coup de gourdin et de le saucissonner méticuleusement ans ses draps. Ils disparurent dans la nuit en direction de Couronne-d’Ouest.

Au petit matin le jeune Champion déposa son paquet à la garde et énonça les faits, le coupable fût aussitôt emmené dans une cellule et on interrogea Alastor jusqu’au soir. Il parla du groupe organisé et des mercenaires dans la contré voisine, de la tour, des rituels et de la secte. Le soir venu la garde relâcha le Champion et quelle ne fût pas sa surprise de sortir en même temps que son prisonnier ! Le sourire aux lèvres le noble s’avança vers l’apprenti justicier et lui expliqua qu’il allait payer cher ce geste et qu’ils allaient finir tous ensemble ce qu’ils avaient commencé. Il était au courant de tout ce qu’Alastor avait raconté à la garde. A cet instant Alastor entendit à nouveau les mots d’Aegard qui expliquait que la Main d’Asmodéus était intouchable et ne put que constater cette horrible vérité. Une lourde main s’écrasa sur l’épaule du novice qui par réflexe se dégagea vivement, c’était l’un des gardes du corps, probablement prévenu dans la journée par un coursier, qui avait rejoint son maître. Sondant les alentours Alastor dût se résoudre à plonger à travers une fenêtre sur sa gauche avant de s’enfuir par la porte de l’habitation dans laquelle il s’était retrouvé. Il déboula dans une étroite ruelle et s’enfuit honteusement comme un malfrat.

De retour dans la contrée d’Egorian, le jeune homme retourna au domaine des Blackleafs et fût accueilli par les gardes de la famille. Ces visages qu’il avait côtoyé toute son enfance, ces individus qui l’avaient ignoré ou méprisé dans le meilleur des cas, ils étaient là à l’appréhender comme un malpropre et le trainer vers les maîtres de maison. Les parents d’Alastor étaient installé dans la salle de réception de la demeure, du haut de leur stature ils annoncèrent froidement à la brebis galeuse de la famille qu’il était sous le coup d’un mandat d’arrêt pour agression contre un citadin émérite. La garde de la cité allait venir le récupérer pour l’emmener en prison avant son jugement. En attendant on l’enferma dans une pièce au premier étage de l’aile ouest, par la fenêtre il put apercevoir un petit groupe mené par l’un de ses frères, Azazel l’inquisiteur. Sentant la panique l’emparer il commença à chercher sans grand succès tout ce qui pouvait être utilisé comme arme dans la pièce. Le bruit des pas s’approchant il prit la décision de sauter par la fenêtre le plus silencieusement possible avant de disparaitre encore une fois dans la nuit en claudiquant (décidément ça devient une habitude…).

Renié et recherché comme un malfrat il se résolu à quitter le Chéliax pour des contrées moins hostiles face à la bonté et à la vraie justice. Lors de sa pérégrination vers la frontière il glana quelques informations sur sa cavale. Ses trois frères, qui avaient rejoint les hauts rangs des forces de l’ordre du Chéliax, avaient été mandatés afin de laver l’honneur du nom Blackleaf. Azazel l’inquisiteur, Darf le tyran et Abaddon le mage, trois noms tristement célèbres pour la cruauté et l’excès de zèle dont ils faisaient preuve lors de leurs différentes traques. Le jeune Champion fini tout de même par quitter le pays sans encombre et rejoindre Absalom dans le secret le plus complet. Il se fit oublier quelques temps et pris la décision que justice devait être faite au nom d’Iomédae et de ses compagnons tombés. Il se lança donc dans l’étude des lois (ce qui lui pris quelques années) afin de devenir juge itinérant, ainsi il serait en mesure d’arrêter, juger et exécuter la sentence le cas échéant. Le bras armé de la justice véritable, offrant ses services dans les villes qu’il traverse dans le but un jour de retourner au Chéliax et juger lui-même les membres de la Main d’Asmodéus.

Quelques temps plus tard, alors qu'il venait de quitter la cité de Pointesable après avoir chassé un jeune dragon noir, le Champion s'arrêta à la cité de Magnimar pour y passer la nuit. La soirée se  passa sans encombre  et il alla se coucher alors que les esprits commencèrent à s'échauffer dans la salle commune.

Il sombra assez rapidement dans le sommeil du juste et rêva de son frère ainé Darf qui lui tendait une embuscade afin de le ramener dans le Chéliax pour y être jugé par les fidèles d'Asmodéus. Une voix féminine au loin l'interpela tout juste à la frontière de son sommeil... "Tiens toi prêt...". Il repris sa route en direction du sud et toutes les nuits le même rêve, alors qu'il s'approchait d'un passage engoncé il se faisait attraper par son frère, un Champion d'une toute autre allégeance que la sienne, et toujours cette même voix juste avant que ses yeux ne s'ouvrent lui répétant inlassablement ces mêmes mots.

Une ou deux semaines plus tard le Champion eut cette impression de déjà vu, les lieux qu'il traversait à ce moment-là ils les connaissait que trop bien puisqu'il les avaient vu en rêve depuis  plusieurs nuits. La même voix résonna à la limite de sa conscience tel le chuchotement intime qu'une amante susurrerait à l'oreille "Soit prêt...". L'homme à l'affut décida de contourner la route pour prendre un chemin en surplomb afin de vérifier ses doutes et quelle ne fut pas sa surprise de trouver son frère ainsi que 4 autres hommes se tenant à l'endroit qu'il avait vu dans ses visions. Sachant qu'il ne pourrait se sortir d'un affrontement contre son aîné accompagné de compères, le Champion décida de continuer à l'écart dans la plus grande discrétion.

Les jours qui suivirent il revoyait en rêve plusieurs fois où Darf le rattrapait alors qu'il avait dormi trop longtemps, il savait que son frère était à ses trousses mais ne savait dire si ces visions venaient de son angoisse ou d'une force supérieure qui avait jugée qu'il était trop tôt pour l'homme de retourner dans sa nation d'origine. Le manège continua encore deux semaines, jusqu'à ce qu'il ne commence à voir dans ses rêves un passage. Une ouverture entre les mondes qui s'ouvrait devant lui avec cette voix qui l'invitait à le rejoindre... "Viens... Viens à moi...". Il continuait d'avancer, et avait bifurqué sur sa route qui à l'origine devait le ramener vers Absalom. A présent il était guidé par une force qu'il ne comprenait pas mais qui l'appelait, il continua ainsi jusqu'à se retrouver devant cette grotte qu'il avait vu en rêve.

La voix résonna dans son esprit aussi clairement que si son interlocutrice s'était tenue juste à ses côtés :

"Viens.... rejoins moi..."

Le Champion d'Iomedae s'avança vers l'ouverture de la grotte et disparu pour aller les dieux seuls savaient où... C'est ainsi qu'il répondit à l'appel de la Pierre...

Ravelien

Ceci est mon mémoire...

J'ai vécu de multiples aventures à Ravel. J'ai traversé les portails et me suis retrouvé dans divers mondes. J'ai combattu des monstres et surmontés des dangers auprès de mes compagnons d'armes et d'infortune. Les protégeant au mieux à l'aide de mon bouclier et mes armes et jamais je n'aurais cru que  je pourrais appeler cette ville perdue au milieu de la vallée ma "maison".

Mais j'ai fini par m'y installer, une habitation à la lisière des bois, tout juste à l'extérieur de la ville. Je n'ai jamais aimé l'agitation des rues et du marché, peut-être un vestige de mon enfance passée dans le domaine familiale à l'écart du tumulte des badauds et du marché.

J'ai réussi à m'installer à la tête d'une petite entreprise de travail du bois. Au départ j'étais seul à abattre les arbres et les aviver en planches mais j'ai vite été rejoins par deux autres Champions, Ungad un orc et Odrak un humain. Les commandes allaient bon train et nous permettions aux autres de se construire des abris ou maisons.

Tout allait pour le mieux, nous avions plus ou moins réussi à dompter ce lieu étrange sous la protection de la Pierre qui nous avait tous appelé. Malheureusement toute chose à une fin, la Pierre commença a faiblir et s'en est suivi toute une suite d'évènements qui nous ont mené à ce  jour. Les troupes Leng sont à nos portes et vont bientôt traverser le voile de la vallée. Trois immenses trous déchirent actuellement le ciel et les gnomes disent que les choses sérieuses devraient débuter demain dans la soirée.

Au moment où j'écris ces lignes je ne sais si nous réussirons à échapper à la vallée avant qu'elle ne soit engloutie dans les flammes comme nous l'a montré la Pierre il y a quelques jours mais je garde espoir Iomedae m'en soit témoin. Les efforts communs de chacun, quelle que soit leur origine, ont permis de nous ouvrir une échappatoire. Nous pourrons, si nous tenons l’assaut, passer à travers l'arche que les gnomes ont réparé. Quoi qu'il en soit mon bouclier et mes armes ne devront pas faillir... pour nous tous, pour Ravel !

J'ai fini par tomber sous les coups de l'ennemi... Nous avons réussi à activer le portail et beaucoup étaient passés, j'ai demandé à Loo de traverser alors que le Gouverneur Kalrug devait encore se relever des coups qu'il avait pris. Un choix s'est alors imposé à moi... Soit je traversais et laissais Kalrug seul face à la menace, soit j'allais l'aider à lui donnais plus de chance de survie.

Le Champion d'Iomédae que je suis n'a hésité qu'une fraction de seconde avant de s'élancer vers un compagnon à terre. Je lui ai prodigué une bénédiction par imposition des mains, lui redonnant de la vitalité et améliorant sa protection contre les coups. C'est avec soulagement que je l'ai vu traverser le voile de l'arche avant de me retrouver seul face aux multiples Lenchs qui avaient envahis la Vallée.

Une araignée est alors venue face à moi, elle devait faire 2 voire 3 fois ma taille et son ombre assombrissait déjà ma vision. Elle porta un coup que j’encaissai avec difficulté puis un second... C'est alors que j'abaissa mes yeux sur mon bouclier et mon armure qui venaient d'être tous deux transpercés. Mon cœur venait de subir des dégâts considérables et c'est dans un vacarme cotonneux que mes yeux balayèrent la scène qui se jouait devant moi. Klikissy et ses gnomes se faisaient dévorer vivant par les araignées alors que le capitaine Vonkart se faisait déborder au loin par des vagues incessantes d'assaillants.

Mon bras tenant mon épée tomba le long de mon corps et je posa mes genoux à terre alors que le sombre voile de la nuit éternelle se déposait sur mes yeux. C'est alors que je le vis, un gnome qui ne s'avoua pas vaincu et décida d'entrainer avec lui les araignées qui l'avaient cerné. Il frappa avec fracas la tuyauterie chauffée à blanc avec une clé anglaise ce qui libéra une formidable pression qui fit voler en éclat les environs. Une prodigieuse explosion s'en suivi qui me propulsa dans l'abîme, un cercle lumineux fût ma dernière vision avant de moi même sombrer dans le silence.

[LA RÉINCARNATION EST A VENIR]

Card image
Race
Halfling
Genre
M
Age
34
Lieu de Naissance
Egorian - Chéliax
Taille
92
Poids
40
Peau
Rosée
Cheveux
Brun
Yeux
Marrons
Culte
Iomédae