Profil Joueur

Alnir

Apparence

Description physique générale

Alnir est un jeune homme d’environ vingt-cinq ans. Une balafre verticale, nette et bien visible, traverse son œil, cicatrice marquante héritée de l’enfance, qui attire inévitablement le regard et laisse deviner un passé plus rude qu’il n’y paraît. Ses cheveux noirs sont taillés en dégradé, courts sur le dessus, coiffés en bataille comme s’ils refusaient toute discipline durable.

Sa silhouette est celle d’un homme à la musculature svelte, façonnée davantage par l’agilité et les réflexes que par la force brute. Chaque mouvement semble mesuré, souple, prêt à l’action sans ostentation. Il mesure environ un mètre soixante-dix-huit, une taille moyenne qui ne le distingue pas immédiatement dans une foule, mais qui s’accorde parfaitement à sa capacité à se fondre dans l’environnement ou à en émerger au moment opportun.

Personnalité

Caractère

Alnir a une personnalité profondément marquée par la lucidité et le pragmatisme. Il comprend rapidement les règles du monde dans lequel il évolue et ne se fait que rarement d’illusions sur les intentions des autres. Les discours creux et les promesses faciles le laissent indifférent ; il préfère juger sur les actes et avancer avec une distance maîtrisée, convaincu que l’attachement excessif est souvent une faiblesse.

Cette façon d’être s’accompagne d’une nonchalance assumée et d’une désinvolture presque naturelle, comme s’il refusait de laisser les événements dicter son état d’esprit. Il manie volontiers l’ironie, parfois teintée d’une légère provocation ou d’un ton narquois, jamais gratuite mais toujours calculée, servant autant à tester son interlocuteur qu’à masquer ce qu’il pense réellement.

Malgré ce vernis détaché, Alnir n’est pas dépourvu de principes. Ils sont simplement personnels, forgés par l’expérience plutôt que par des idéaux abstraits. Lorsqu’il accorde son respect, ce qui est loin d’être automatique, son attitude change sensiblement. Il se montre plus mesuré, cherche à rester poli et limite ses piques. Ce respect s’accompagne d’une loyauté silencieuse et d’une volonté de tenir parole, même lorsque cela lui coûte, révélant une profondeur souvent dissimulée derrière son apparente désinvolture.

 

Relations

Alnir a travaillé pour de nombreux employeurs au fil des années, d’abord au service des gangs de Restov, puis comme tueur à gages pour des nobles et diverses factions. Chaque contrat lui a appris à survivre, à s’adapter et à se méfier des alliances trop faciles. Aujourd’hui, il a rejoint Ravel, un groupe qu’il estime différemment des autres. Il y a trouvé une structure, une cause qu’il respecte, et surtout des individus envers qui il semble accorder une forme de confiance rare chez lui.

Sur le plan personnel, Aliénor, sa jeune sœur de trois ans sa cadette, demeure ce qu’il a de plus précieux. Bien qu’elle sache se défendre, il veille toujours sur elle, souvent à distance, sans jamais vraiment cesser de la protéger.
Il partage aussi un lien profond avec Aelia, sa meilleure amie et la seule personne en qui il a une confiance totale. Leur relation dépasse les mots et les apparences : derrière leur complicité d’assassins se cache une affection silencieuse, une intimité qu’Alnir tait, mais qui guide nombre de ses choix.

Histoire

Origine

Alnir est né dans les quartiers pauvres de Restov, là où la criminalité prospère sans entraves, où la loi du plus fort règne sans partage, et où les faibles sont dévorés par les forts. C’était un endroit abandonné par les autorités compétentes, un territoire laissé à lui-même, où la survie avait plus de valeur que tout le reste, et où la morale était perçue comme une faiblesse, une notion reléguée aux marges.

D’aussi loin qu’il s’en souvienne, ses souvenirs de ses parents sont flous, presque inexistants. Il ne lui reste que des silhouettes indistinctes, des voix effacées par le temps, et une seule certitude, ils lui ont laissé sa petite sœur alors qu’elle venait à peine de naître, alors qu’il n’avait que cinq ans. Il ignore ce qu’ils sont devenus et, au fond, cela lui importe peu. La vie ne lui a jamais laissé le luxe de s’attarder sur ce genre de questions. Il a pris la responsabilité de sa sœur sans vraiment comprendre ce que cela impliquait, simplement parce qu’il n’y avait personne d’autre pour le faire.

Il a grandi dans ce monde brutal que la vie lui avait imposé comme unique chemin, un univers de violence et de criminalité où l’argent et la survie pesaient bien plus lourd que toute autre considération. Pourtant, dans ces débuts, il n’était pas seul. D’aussi loin qu’il se rappelle, elle a toujours été là. Aelia. Une autre enfant des rues, du même âge que lui.

Il l’a rencontrée alors qu’il avait six ans, le jour où elle manqua de disparaître. Un groupe d’adultes tentait de l’enlever. Il ne sut jamais exactement ce qu’ils comptaient faire d’elle, mais il n’était pas difficile d’en imaginer l’issue. Aelia se débattait avec une férocité presque désespérée, griffant, mordant, repoussant tant bien que mal ses agresseurs. Alors qu’elle parvenait à s’échapper et que les adultes se lançaient à sa poursuite, Alnir prit une décision irréfléchie et dangereuse. Il attira leur attention, lança des pierres, cria, les provoqua, puis les mena volontairement dans un dédale de ruelles étroites qu’il connaissait mieux qu’eux. Le risque était immense, mais il n’hésita pas. Ils réussirent à leur échapper. Ce jour-là marqua le début de tout le reste.

Depuis lors, Aelia et Alnir ne se sont plus quittés. Ils ont toujours fait partie de la même équipe, protégeant Alinor, le nom qu’Alnir donna à sa sœur, alors qu’elle était encore incapable de se défendre seule. Ils se protégèrent aussi mutuellement, apprenant très vite que personne d’autre ne le ferait à leur place.

En grandissant, Alnir fit tout ce qu’il put pour subvenir aux besoins de sa sœur. Aux côtés d’Aelia, il lui apprit à se défendre, à se méfier, à survivre. Lorsqu’ils furent assez âgés, lui et Aelia entrèrent dans des gangs, changeant au gré des vents, des rapports de force et des opportunités. Pour eux, ces groupes n’étaient jamais une famille, seulement une protection temporaire. Dès qu’un gang s’affaiblissait ou devenait trop dangereux à fréquenter, ils le quittaient pour un autre.

Dans ces milieux, ils firent toutes sortes de travaux. Récupération d’argent, passages à tabac, rackets, enlèvements, intimidations, et parfois des contrats plus définitifs. C’est dans l’assassinat qu’Alnir se distingua réellement. Froid, précis, efficace, il y montrait un talent inquiétant, au point de se faire un nom parmi les gangs des quartiers pauvres. Là où d’autres hésitaient ou laissaient des traces, lui accomplissait le travail et disparaissait.

À cette époque, toutes les cibles se valaient tant que l’argent suivait. À quinze ans, sa réputation était déjà suffisante pour qu’il n’ait plus besoin de la protection d’un gang. Lorsqu’il faisait équipe avec Aelia, rares étaient les cibles qui leur échappaient. Ils opéraient vite, prenaient peu de risques inutiles, et savaient quand frapper comme quand se retirer. Leur complémentarité faisait d’eux un duo redouté.

Avec le temps, leur relation évolua. Ce qui n’était au départ qu’une amitié forgée par la rue et une confiance absolue se transforma peu à peu. Les regards durèrent plus longtemps, les silences prirent un autre sens. La proximité imposée par leur mode de vie devint charnelle, puis romantique, avant de se muer en un lien plus profond, plus fragile aussi. Ils ne mirent jamais de mots immédiats sur ce qu’ils ressentaient, mais il devint évident qu’ils comptaient l’un sur l’autre bien au-delà de la simple survie.

À vingt ans, la réputation d’Alnir avait quitté les quartiers pauvres pour atteindre des cercles plus aisés. De petits nobles commencèrent à faire appel à ses services, cherchant la discrétion autant que l’efficacité. Sa sœur, désormais autonome, savait se débrouiller seule. Il veillait toujours sur elle, mais comprit qu’une protection trop constante finirait par l’étouffer. Il décida alors de partir, sillonnant le monde au gré des contrats. Lui et Aelia se séparèrent, chacun suivant ses propres missions et destinations. Ils se revoyaient de temps à autre, lorsque leurs chemins se croisaient, et malgré la distance, leur confiance et leurs sentiments restèrent intacts.

À cette période, Alnir ne regardait toujours pas de trop près la nature de ses contrats ni leurs conséquences. Tant que l’argent était au rendez-vous, le travail était fait. Il éliminait des cibles sans chercher à comprendre, laissant à d’autres le poids moral de ce qu’il accomplissait.

Jusqu’au jour où il accepta un contrat différent.

La cible était un paysan. Le client, le bailli du village. Celui-ci décrivait un homme violent, riche, refusant d’obéir aux lois locales et nuisant à la tranquillité du village. Il affirma que c’était son dernier recours pour protéger les habitants. Alnir se soucia peu des détails et accepta.

Mais en préparant son coup, quelque chose clochait. Le fermier ne correspondait pas à la description. Il n’était ni violent ni perturbateur. Il ne semblait pas riche. Il vivait avec sa femme, à la santé fragile, et leurs deux jeunes filles. Par prudence, Alnir approfondit son enquête.

La vérité se révéla alors. Le fermier était un homme ordinaire dont les terres fertiles attiraient la convoitise du bailli. Celui-ci projetait de faire disparaître la famille, de vendre la femme et les enfants comme esclaves à un baron auquel il était vassal. Ce n’était pas une première. Cette fois, il avait simplement voulu masquer l’affaire derrière un faux règlement de compte.

Alnir hésita. Ôter une vie ne le dérangeait pas. Il l’avait déjà fait, souvent. Éliminer un noble corrompu, un criminel, un trafiquant, ou répondre à un contrat issu de la rue contre un autre marginal ne lui posait aucun problème. Mais devenir la lame des puissants contre un homme sans défense le gêna profondément. Sa morale restait grise, mais il refusait d’être l’outil qui écrase les faibles pour satisfaire les forts.

Lorsqu’il passa à l’action, ce ne fut pas le fermier que l’on retrouva mort. Le cadavre du bailli fut découvert en premier, accompagné de preuves soigneusement disposées pour faire croire à un règlement de compte. Quelques jours plus tard, ce fut le baron qui fut retrouvé mort à son tour, et l’affaire fut officiellement conclue comme un suicide, son corps découvert au pied de ses propres remparts. En réalité, Alnir était passé par là.

À partir de ce jour, il fit plus attention aux conséquences réelles de ses contrats et aux intentions de ceux qui les commanditaient. Il refusa désormais de servir de pion aux puissants contre les démunis. Il continuait d’accepter des contrats de pauvre contre pauvre ou de riche contre riche, tant que l’échange lui semblait équitable et que l’argent correspondait à la tâche. Il refusait catégoriquement tout ce qui pouvait nuire à des enfants. Le monde des adultes n’avait pas à déborder sur le leur, ou du moins pas sans limites.

C’est au cours de ses voyages qu’il fit la connaissance de la guilde Ravel, à Absalom. Il rejoignit ses rangs, cherchant à y appliquer cette nouvelle vision et, peut-être, à y trouver un nouveau foyer.

Ravelien

Au sein de Ravel, Alnir ne connaît encore qu’un cercle restreint de personnes, simplement parce qu’il n’a pas encore eu l’occasion de croiser davantage de membres ni de réellement faire connaissance avec eux. Malgré cela, certains liens ont déjà commencé à se former.

Il considère Althéa comme une amie. Nouvelle recrue comme lui, ils ont partagé plusieurs missions ensemble. À plusieurs reprises, c’est elle qui l’a tiré de situations où la mort n’était pas loin, grâce à ses soins et à son sang-froid. Il a appris à lui faire confiance sur le terrain, conscient que sans elle, certaines missions se seraient terminées autrement. En opération, il sait qu’elle est fiable et qu’elle ne l’abandonnera pas.

Il éprouve également du respect pour une autre membre de la guilde, même s’il ne saurait expliquer précisément pourquoi. Ils n’ont accompli que deux missions ensemble, mais il apprécie échanger avec elle et se montre naturellement plus poli en sa présence. Son attitude maternelle envers les autres membres de Ravel ne lui échappe pas, et sans qu’il ne l’admette ouvertement, cela l’apaise plus qu’il ne le voudrait.

Avec Falcon, Alnir a participé à plusieurs quêtes. Il lui fait confiance et sait qu’il est fiable en mission. Il apprécie surtout sa capacité à écouter les avis des autres, même lorsqu’ils diffèrent des siens, une qualité qu’Alnir respecte sincèrement. Ils ne sont pas réellement amis, mais il apprécie sa compagnie et travailler à ses côtés, ce qui, venant de lui, est déjà beaucoup.

Card image
Race
Human
Genre
homme
Lieu de Naissance
Restov
Taille
175
Poids
65
Peau
blanche
Cheveux
Noir
Yeux
Noir
Organisation
Aucune