Bhems est un gnome de petite taille, mais à la présence écrasante. Là où d’autres verraient un être fragile, lui dégage une intensité presque inquiétante. Son corps est compact, nerveux, forgé par les combats et la survie.
Il se tient souvent légèrement penché en avant, comme prêt à bondir à tout moment, les muscles tendus, habité par une énergie intérieure difficile à contenir.
Malgré sa taille, il donne l’impression de prendre toute la place. Il ne passe jamais inaperçu.
Son corps est marqué par la violence : cicatrices anciennes et récentes parcourent sa peau, certaines fines comme des griffures, d’autres profondes, témoins de coups qu’il n’aurait jamais dû survivre.
Sa peau est rugueuse, brûlée par endroits, comme si la flamme en lui cherchait parfois à sortir.
Son visage est jeune — presque trop jeune pour ce qu’il a vécu — mais durci par les épreuves.
Ses yeux sont perçants, souvent habités d’une lueur instable, comme une braise prête à s’embraser. Quand il entre en rage, ils semblent presque luire.
Ses traits sont tirés, souvent fermés, mais parfois adoucis lorsqu’il regarde Mistral.
Sa chevelure est en bataille, souvent relevée en une crête sauvage, accentuant son côté indomptable.
De nombreuses cicatrices sur tout le corps, notamment une marquante sur le visage
Une lueur dans les yeux, presque surnaturelle en état de rage
Une posture toujours tendue, comme un animal prêt à attaquer
Une présence constante de Mistral, sa petite souris, souvent perchée sur son épaule ou cachée dans ses vêtements
Une aura de chaleur légère, perceptible lorsqu’il est agité ou en colère
Bhems porte une tenue de combat faite de cuir usé, de fourrures et de morceaux d’armure récupérés. Rien n’est vraiment assorti, mais tout est fonctionnel.
Ses vêtements sont abîmés, parfois brûlés, réparés à la hâte — témoins de nombreux combats.
À sa ceinture pend un petit objet macabre mais symbolique :
le crâne d’une souris, rappel constant du moment qui a changé sa vie.
Son arme est disproportionnée : une énorme hache (ou arme hybride hache/marteau selon ton choix), bien trop grande pour un gnome… sauf lorsqu’il est en rage.
Gravée de marques et d’impacts, elle semble presque vivante lorsqu’il la manie.
Il transporte peu d’objets inutiles. Tout ce qu’il possède a une utilité ou une histoire.
Et toujours, près de lui :
Mistral, discrète mais attentive, ses yeux scrutant le monde là où Brimble ne regarde pas.
Bhems n’a pas toujours été un guerrier. Autrefois, il menait une vie simple, celle d’un artisan gnome, loin de la violence et du sang. Mais cette vie lui a été arrachée brutalement lorsqu’il fut capturé et vendu comme esclave dans une arène. Là-bas, il n’était rien.
Pas un combattant. Pas un héros. Juste un corps.
Un
punching-ball vivant, utilisé par les autres gladiateurs pour s’entraîner, pour
se défouler, pour survivre un jour de plus. Bhems encaissait. Encore et
encore. Sans répondre. Sans espoir. Jusqu’au jour où tout a basculé. Lors d’un
combat, il assista à une scène banale pour l’arène… mais insoutenable pour lui.
Un gladiateur écrasa une petite souris sans la moindre hésitation.
Un geste cruel, gratuit. Mais cette souris n’était pas seule. Un petit,
tremblant, restait là. Vivant. Sans défense. Et quand le gladiateur leva le
pied pour l’écraser à son tour… quelque chose se brisa en Bhems. Ou plutôt…
quelque chose naquit.
Une flamme. Brutale. Dévorante. Incontrôlable.
Pour la première fois, Bhems frappa. Pas pour survivre. Pas pour obéir. Mais pour protéger. Ce jour-là, il ne fut plus une victime. Mais cette force avait un prix. Depuis cet instant, la flamme ne l’a jamais quitté. Elle brûle en lui, exigeante, insatiable. Quand il combat, elle le nourrit. Quand il s’arrête… elle le vide. La violence est devenue une nécessité. Un cercle dont il ne peut s’échapper.
Aujourd’hui, Bhems parcourt le monde, accompagné de Mistral — la petite souris qu’il a sauvée ce jour-là — cherchant désespérément un moyen de briser cette malédiction. Mais chaque combat le rapproche autant de la réponse… que de sa propre perte
Car s’il ne combat plus, il meurt. Et s’il combat trop… il risque de devenir ce qu’il déteste.