Profil Joueur

Brazk, Lame Assermentée de Magnimar

Apparence

Description physique générale

1m90 pour 80 kg, la peau gris/verte avec une queue et des griffes acérées 

Corps et visage

plutôt grand et un visage typique d'un homme lézard

Histoire

Origine

Brazk est né dans les marais côtiers du Mwangi, au sein d’une tribu d’hommes-lézards pour qui la survie ne passait jamais par la domination, mais par l’équilibre. Les siens vivaient au rythme des crues, des migrations animales et des saisons, construisant des habitats éphémères afin de ne jamais marquer la terre de façon permanente. Dans cette culture, la nature n’était ni hostile ni bienveillante : elle était simplement vivante.

Dès l’enfance, Brazk se distingua par son sens aigu de l’observation. Là où d’autres enfants couraient ou chassaient avec fougue, lui regardait. Il apprenait à lire les courants invisibles sous l’eau trouble, à interpréter les silences de la jungle, à reconnaître la peur dans le comportement des animaux. Les anciens disaient qu’il possédait l’œil du dernier survivant, un don à la fois respecté et craint.

La chasse faisait partie de la vie quotidienne, mais jamais sans nécessité. Chaque proie était honorée, chaque os utilisé. Parmi les animaux du marais, les vautours occupaient une place particulière : ils n’étaient pas associés à la mort, mais à la persistance. Ceux qui restent quand tout est fini.

Son père, Hissarek, était un pisteur expérimenté et un chasseur patient. Peu loquace, il croyait que les actes comptaient plus que les paroles. Il emmenait souvent Brazk avec lui dans les marais, lui apprenant à reconnaître les traces presque invisibles, à attendre des heures sans bouger, et à frapper uniquement quand l’issue était certaine. Hissarek n’a jamais dit à son fils qu’il était fier de lui — mais il lui confiait des responsabilités de plus en plus importantes, ce qui, dans la tribu, valait bien plus que des mots.

Sa mère, Sshala, était guérisseuse et gardienne des rites. Elle connaissait les plantes du marais, les poisons naturels, les onguents, et les prières adressées aux esprits de l’eau et de la boue. Elle craignait pour Brazk, car elle voyait en lui un enfant trop observateur, trop silencieux, marqué par une forme de gravité précoce. Avant chaque chasse, elle traçait un symbole protecteur sur ses écailles.

Brazk avait également une sœur aînée, Tisska, farouche, rapide, et plus extravertie que lui. Elle excellait au combat direct et se moquait souvent de la prudence excessive de son frère. Pourtant, elle était la première à le défendre lorsqu’un autre jeune remettait ses capacités en question. Leur relation était faite de rivalité fraternelle, de piques constantes, mais aussi d’une loyauté indéfectible.

Il avait enfin un frère cadet, Kesh, encore trop jeune pour chasser lorsque Brazk fut enlevé. Brazk lui racontait souvent des histoires de créatures imaginaires et de chasseurs légendaires. Kesh voyait en lui un modèle absolu. Cette pensée hante encore Brazk : son frère a-t-il survécu ?

Parmi les jeunes de la tribu, Brazk avait peu d’amis proches, mais des liens solides.

Son plus grand ami était Rasshek, un éclaireur vif et rieur, toujours prompt à plaisanter même dans les situations dangereuses. Là où Brazk était silencieux, Rasshek parlait pour deux. Ils chassaient souvent ensemble, se complétant parfaitement.

Son principal rival était Zarketh, un jeune guerrier ambitieux, adepte de la force brute et du combat frontal. Zarketh voyait la prudence de Brazk comme une faiblesse. Leur rivalité était constante mais encadrée par les traditions : compétition lors des chasses, défis rituels, mais jamais de haine ouverte. Zarketh voulait être reconnu comme le plus fort ; Brazk voulait simplement survivre.

Brazk n’avait pas encore atteint l’âge adulte lorsque tout bascula.

Lors d’une expédition de chasse près de la côte, sa tribu fut attaquée à l’aube par des étrangers venus de la mer. Les assaillants connaissaient leur cible : filets, chaînes, armes adaptées à la capture plutôt qu’au massacre. Le combat fut bref. Certains moururent. D’autres furent emmenés. Brazk se battit avec l’énergie du désespoir avant d’être assommé.

Il se réveilla dans l’obscurité d’une cale, enchaîné, bercé par le roulis d’un navire. Il ne revit jamais sa tribu.

Les années suivantes furent une lente dissolution de tout ce qu’il avait été. Esclave marin, Brazk connut la faim, les coups, l’humiliation et la peur constante d’être jeté par-dessus bord au moindre signe de faiblesse. Il travailla dans les cales, grimpa dans les mâts sous la tempête, nettoya le sang après les abordages. Il vit d’autres esclaves mourir — certains brisés, d’autres simplement abandonnés.

Mais Brazk survécut.

Comme dans son enfance, il observa. Il apprit les routes maritimes, les vents, les étoiles, les habitudes des capitaines. Il apprit aussi la logique de ses geôliers : leur avidité, leurs rivalités, leurs erreurs. Chaque jour renforçait en lui une certitude silencieuse : il ne porterait plus jamais de chaînes.

C’est durant cette captivité qu’il rencontra celui qui allait devenir son compagnon.

Lors d’une escale forcée sur une côte rocheuse du Mwangi, Brazk aperçut un jeune vautour, trop faible pour voler correctement, une aile blessée. Les marins voulurent l’abattre pour s’amuser. Brazk s’interposa et encaissa les coups à sa place. Les hommes rirent et laissèrent l’oiseau pour mort.

Cette nuit-là, enchaîné près de la plage, Brazk sentit une présence. Le jeune vautour s’était approché, attiré par l’odeur du sang. Brazk partagea avec lui le peu de nourriture qu’il avait. Il recommença les nuits suivantes. L’oiseau guérit. Il resta.

Brazk le nomma Karkhace, un ancien mot tribal signifiant “celui qui demeure quand tout s’effondre”.

Quand une mutinerie éclata des mois plus tard, Brazk profita du chaos. Il tua pour survivre, brisa ses chaînes et se jeta à la mer. Karkhace tourna au-dessus des vagues, criant jusqu’à ce que Brazk atteigne la côte.

Ils ne retournèrent pas immédiatement au Mwangi. Trop blessés, trop traqués. Les courants les menèrent jusqu’à l’île de Kortos.

À Absalom, Brazk découvrit une ville monstrueuse, bâtie sur le commerce, le pouvoir et l’information. Il y trouva l’anonymat, mais aussi une vérité dérangeante : s’il voulait un jour retourner au Mwangi et retrouver ceux qui l’avaient réduit en esclavage, il lui faudrait plus que des lames et de la rage. Il lui faudrait des alliés, des ressources, et des noms.

C’est dans les quais, les tavernes et les ruelles qu’il entendit parler de la guilde de Ravel — un réseau capable de retrouver des personnes disparues, de suivre des pistes à travers les mers et les continents, et de transformer l’information en pouvoir.

Brazk hésita longtemps. Rejoindre une guilde signifiait accepter une structure, des règles. Mais Karkhace, silencieux et constant, lui rappela une vérité simple : la liberté exige parfois de devenir plus fort que ce que l’on est seul.

Ils rejoignirent Ravel.

Aujourd’hui, Brazk est un ranger, combattant avec deux épées courtes, chasseur méthodique et éclaireur redoutable. Karkhace est ses yeux dans le ciel, son avertissement avant l’embuscade, son lien vivant avec ce qu’il a perdu.

Un jour, Brazk retournera au Mwangi.
Et cette fois, il ne sera pas une proie.

Personnes liées à l'histoire de Brazk :

Ssareth la Silencieuse

Ancienne cheffe de chasse de la tribu de Brazk.

Maître Halvrek

Capitaine humain responsable de l’enlèvement de Brazk.

Ishka Brise-Chaînes

Ancienne esclave libérée lors de la mutinerie.

Keleth aux Plumes Noires

Chaman du Mwangi, gardien des traditions liées aux vautours.

Card image
Race
Lizardfolk
Genre
M
Lieu de Naissance
Terres Inondées
Taille
190
Poids
80
Peau
gris/vert
Cheveux
aucun
Yeux
transparent