Profil Joueur

Darius Calinescu

Apparence

Description physique générale

Sa peau est pâle, presque diaphane, comme si la lumière hésitait à s’y accrocher. Son visage est fin, anguleux sans être dur, marqué par une élégance étrange, à la frontière entre la fragilité et l’assurance. Ses yeux, d’un rouge profond, ne cherchent pas à intimider, ils observent, attentifs, amusés.

Ses cheveux sont noirs, épais, légèrement en bataille, mais leurs pointes sont teintées de rouge sombre, rappel discret et troublant de son héritage. Quelques mèches retombent sur son front avec une nonchalance étudiée, renforçant cette impression de liberté presque provocante.

Il est vêtu simplement, mais avec soin : une chemise claire, ouverte au col, laissant apparaître un cou ceint d’un collier sombre finement ouvragé. Une veste noire encadre sa silhouette sans la contraindre. Rien de martial. Rien de cérémoniel. Juste ce qu’il faut pour être à l’aise, et pour donner l’impression qu’il pourrait se lever et partir à tout instant.

Son attitude est décontractée. Il arbore un sourire constamment, doux, ambigu, difficile à interpréter. Pas menaçant, mais pas tout à fait honnête non plus.

Histoire

Origine

Les Origines

La famille Calinescu est enracinée en Ustalav depuis bien longtemps. Trop longtemps pour certains. Le lineage impur qui perdure depuis des générations a toujours été source de malheur pour eux, bien que personne ne sache l’origine de cet écart génétique. La déchéance de la maison Calinescu fut lente et inévitable ; la noblesse, la réputation et les responsabilités se sont ternis mais jamais totalement disparues. Sous un ciel plombé, quelque part entre Caliphas et les villages oubliés des comtés d’Ustalav, trois enfants d’une union jamais bénie raniment le cœur familial.

L’aînée, Livia Calinescu, est sobre, toujours vêtue de couleurs ternes, comme si elle refusait d’attirer le regard. Ses gestes sont mesurés, précis, calculés. Elle regarde avant de parler, est concise et tranchante dans ses mots, mais quand elle le fait, elle est écoutée. Elle semble humaine. Trop humaine, peut-être. À jamais tournée vers le passé, Livia souhaite reculer, revenir quand tout était parfait et traditionnel.

La benjamine, Carmilla Calinescu, belle, dérangeante, magnétique. Elle assume sa nature dhampir. Elle joue avec les codes, soutient les regards et parfois trop longtemps. On ne sait jamais si elle provoque… ou si elle invite. L’appel de l'abîme l’obsède et sa curiosité l'amène à flirter avec des dangers et des limites que même les dieux détournent le regard.

Darius est le cadet. Il partage le même sang, la même pâleur, mais pas la même manière de ressentir le monde. Darius est rêveur, libre de tout. Il ne croit pas vraiment au bien ou au mal. Il croit aux visages soulagés, aux épaules qui se détendent, aux regards qui cessent de trembler. S’il faut mentir pour ça, il mentira. S’il faut jouer un rôle, il jouera. S’il faut être hypocrite, il sera exquis. Mais parfois, très rarement, il fait quelque chose de sincère, un vrai geste, un cadeau discret. Une attention si simple qu’elle devient dangereuse, parce qu’elle révèle le besoin de Darius à se lier aux autres. Et ces moments-là comptent plus que tous ses sourires fabriqués.

Livia est l’ancre. Elle voit clair. Elle sait quand mentir est nécessaire, mais déteste ça. Elle protège Darius malgré elle, comme si elle craignait qu’il se dissolve dans sa propre légèreté.

Carmilla est le feu. Elle joue avec l’interdit, flirte avec les monstres, avec le danger, avec l’idée d’être autre chose qu’humaine. Elle adore Darius précisément parce qu’il ne juge jamais.

Et Darius, lui, est le lien. Celui qui transforme les silences lourds en sourires. Celui qui ment pour adoucir. Celui qui offre un petit objet inutile mais choisi avec soin, juste pour voir quelqu’un respirer mieux.

La séparation

En Ustalav, les monstres sont redoutés, mais surtout connus. On raconte leurs noms au coin du feu. On les attend dans l’ombre. Et quand un enfant naît avec un cœur trop lent, une peau trop pâle, un regard qui ne fuit pas la nuit… on comprend vite. L’enfance n’a pas été tendre. Même sans preuve, un murmure suffit. Les gens évitent son regard. On lui interdit certains lieux, certains rites, certaines heures. Pas par haine. Par peur. Il grandit entouré de récits de goules, de vampires, de loups-garous. Et chaque histoire sonnait comme un avertissement déguisé : « Tu pourrais devenir ça. »

Darius est du genre vagabond. Il aime sortir pour être proche d’autrui, pour rire et boire même avec des inconnus. Mais cette nuit-là, quelque chose bascule. Un village attaqué, un corps vidé de son sang. Un vampire, un véritable, laisse derrière lui une scène trop familière. Et pour la première fois, les regards se tournent vers Darius. Peut-être est-il innocent. Peut-être pas. Mais en Ustalav, la vérité importe moins que la cohérence du récit. Cette nuit-là, il comprend qu’il ne pourra jamais rester. Quitter ses sœurs fut un choix déchirant mais nécessaire pour ne pas les impliquer.

La Renaissance

Darius fuit pendant des années, criminel recherché par les autorités locales, jusqu’à atteindre un comté où ni son nom ni son visage n’est connu. La vie de luxe devient un lointain souvenir et le dhampir survit en volant ou chassant par lui-même. Il rejoint Caliphas, ville source de richesses qu’il peut mettre dans sa poche. Un cambriolage dans une boutique occulte tourne mal quand les défenses magiques se sont activées lors de son intrusion. Pas le temps de réfléchir, il attrape le premier bibelot à porter de main et fuit à nouveau. La pluie tombe avec violence, comme si le ciel lui-même était outré de ses vols récidivistes. À peine Darius franchit les remparts et s’engouffre dans la forêt, que le destin lui joue un terrible tour. La terre meuble le fait tomber dans la rivière. Ce n’était pas une rivière furieuse. Juste un bras sombre, gonflé par les pluies d’Ustalav. Darius ne se souvient pas de la chute. Seulement du froid. L’eau s’est refermée sur lui sans violence. Pas de choc. Pas de lutte immédiate. Ses membres ont bougé par habitude, puis se sont arrêtés. Le monde au-dessus s’est éloigné, étouffé, réduit à une vibration diffuse. La faim s’est tue. La peur aussi. À mesure que l’air quittait ses poumons, quelque chose en lui se calmait. Son cœur, déjà lent, s’est fait discret. Chaque battement devenait un geste inutile. L’eau n’exigeait rien de lui. Pas de sourire. Pas de mensonge. Pas d’effort pour plaire. Juste le poids de ses épaules disparaissant. Il a pensé à Livia, brièvement. Pas avec inquiétude, avec gratitude. Puis à Carmilla, et un sourire a effleuré ses lèvres sous l’eau, absurde et tendre. Quand ses forces ont cédé, il n’y a pas eu de panique. Seulement une sensation étrange de retour. Comme si son corps reconnaissait cet état intermédiaire, ni vivant ni mort, parfaitement suspendu. Il n’avait plus besoin de fuir, ni d’exister.

Lorsqu’il reprend connaissance, Darius est sur la rive, l’eau redevenue tranquille sous un ciel dégagé. L’air lui brûle ses poumons, mais cela ne l’empêche pas de rire. Il regarde le bibelot qu’il a volé : un œil, peut-être magique ? Il se relève et trace sa route sans but. Mais une étrange créature tremblante apparaît sur son chemin, pas vraiment humaine, ni vraiment monstre. Des oreilles et des ailes de chauve souris mais un corps humanoïde, pâle, fine, fragile. Elle avait l’air jeune et perdue. Alors Darius fait ce qu’il sait faire de mieux. Il pose sa main sur sa chevelure noire et la console. Il donne son nom, un ton calme et rassurant, puis lui dit qu’elle est ravissante et unique. Des compliments que la petite ne semble pas avoir l’habitude de recevoir, mais elle le croit et lui donne son nom en retour : Nyx. Darius sourit sincèrement. Quoi de mieux que Nyx pour représenter la nuit que cette jeune demoiselle incarnait parfaitement. Cependant, quelque chose attriste le dhampir : elle ne voyait pas. Cruel est le destin si elle ne peut voir le Beau dans un monde si injuste… Darius sort l'œil magique de sa poche et le pose dans la main de Nyx. Si la vie lui a privé de ce sens, Darius lui offre le choix.

La Famille

Nyx et Darius ne se sont jamais quittés depuis leur rencontre. Le duo se serrait les coudes malgré les jugements, les galères ou la malchance. Chance qui finit par tourner, littéralement grâce à un prêtre de Chaldira. Perryn, l’halfelin joyeux et bavard qui apportait de la couleur à la vie. L’entente fut mutuelle, naturelle et les voyages paisibles et amusants. Le trio finit par arriver à Absalom, ville de la seconde chance et des héros aventuriers. Là où un vieil ami de Perryn, Édouard, accueille le trio sans la moindre hésitation.

Card image
Race
Human
Genre
Mâle
Lieu de Naissance
Ustalav
Taille
176
Poids
78
Peau
Albâtre
Cheveux
Noir & Rouge
Yeux
Rouge