Kesh est de petite taille, fidèle à ses origines gnomes, mais son allure ne laisse aucun doute : quelque chose en elle dépasse l’ordinaire. Sa silhouette est agile et compacte, façonnée par la marche, l’escalade et la vie en pleine nature. Elle dégage une énergie vive et chaleureuse, comme une braise tranquille qui ne s’éteint jamais. Sa posture est souple, toujours légèrement en mouvement, attentive au monde qui l’entoure, prête à réagir au moindre souffle de vent ou craquement de branche.
Son visage est fin et expressif, parsemé de légères taches de rousseur qui contrastent avec la chaleur dorée de sa peau. Ses yeux, d’un ambre lumineux, semblent parfois refléter des lueurs de feu lorsqu’elle est émue ou concentrée. Ses cheveux roux, courts et indisciplinés, encadrent son visage en mèches souples.
Ses traits faunes se manifestent par de larges oreilles animales et des jambes couvertes d’un pelage brun-roux, se terminant par des sabots fendus. Malgré ces marques évidentes, son apparence reste harmonieuse, comme si la nature elle-même avait patiemment ajusté chaque détail.
Kesh dégage une chaleur corporelle légèrement supérieure à la normale, perceptible lorsqu’on s’approche trop près d’elle. Son regard s’illumine subtilement lorsqu’elle invoque la magie ou contemple un feu naturel. Elle porte souvent l’odeur de bois sec, de feuilles et de cendre chaude. Certains druides disent que la végétation autour d’elle repousse plus vigoureusement après un incendie contrôlé, comme si sa présence apaisait les cicatrices de la terre.
Elle porte des vêtements simples et fonctionnels, faits de cuir souple, de tissus grossiers et de peaux tannées, pensés pour la liberté de mouvement. Une cape courte et usée, décorée de feuilles séchées et de petits os polis, la protège des intempéries.
Son bâton est un simple morceau de bois noueux, taillé à la main, sans ornement magique apparent : un outil de marche, de rituel et de défense avant tout. À sa ceinture pendent quelques talismans naturels — dents, plumes, graines — souvenirs de rites anciens et de lieux marquants de son parcours.
Kesh est vive, curieuse et profondément intuitive. Elle ressent les choses avant de les comprendre et agit souvent guidée par son instinct. Fidèle à son héritage, elle est émotionnelle et expressive, capable d’un enthousiasme contagieux comme d’un silence lourd lorsque quelque chose la trouble.
Sous cette apparente légèreté se cache une grande lucidité : elle sait que toute chose a un prix, même la beauté. Elle n’est ni cruelle ni naïve, mais attentive à l’équilibre fragile entre destruction et renouveau. Lorsqu’elle s’emporte, sa colère est brève mais intense, semblable à une flambée soudaine vite contenue.
Kesh cherche à comprendre sa propre nature et la place qu’elle occupe dans le cycle du monde. Elle voyage pour observer, apprendre et éprouver ses convictions, persuadée que le feu ne doit pas être craint mais respecté. Elle souhaite prouver — aux autres comme à elle-même — que la flamme peut être une force de soin et de renaissance autant que de ruine. Chaque pas qu’elle fait est une tentative de concilier son héritage avec la sagesse druidique qui l’a façonnée.
Kesh entretient des liens ambigus avec les communautés gnomes : elle y est accueillie avec curiosité, parfois avec malaise, rarement avec indifférence. Les cercles druidiques la respectent pour sa retenue et son écoute, même si certains se méfient de la nature ardente de sa magie.
Elle se montre loyale envers ceux qui partagent la route avec elle, valorisant la confiance et l’honnêteté plus que les serments formels. Face aux destructeurs aveugles de la nature, sa patience s’amenuise rapidement, et sa flamme intérieure se fait alors plus difficile à contenir.
À l’origine, on pensait que la petite Keshadilu Pompunola serait née gnome.
Petite, vive, rieuse comme ses frères et sœurs.
Mais sa naissance n’a rien eu de banal.
Chez les gnomes, on parle souvent de curiosité, d’émerveillement, de cette étincelle vitale qui empêche l'Affadissement. Chez elle, cette étincelle a pris une forme beaucoup plus intense. Le sang nephilim qui coule en elle — héritage d’une entité céleste ou primordiale liée au feu — a déformé son essence même.
Son corps a changé avec le temps.
Ses traits se sont allongés.
Son énergie vitale a cessé d’être erratique pour devenir incandescente.
Ses cornes, sa morphologie, cette chaleur permanente sous la peau : ce n’est pas une malédiction, c’est une métamorphose lente, conséquence directe de son héritage.
Elle ne parle pas de la manière dont elle a rejoint une autre druidesse de la flamme lors d'un périple en forêt, comme elles sont devenues amies, comment elle a développé ses pouvoirs jusqu'à quitter son village natal pour suivre son propre chemin.
Parfois, elle évoque la manière dont ses parents ont pris avec soulagement son départ pour vivre sa vie. Ce jour, Keshadilu Pompunola est devenu Kesh, simplement. Un nom simple, court, abrasif comme la flamme qui ne cesse de battre dans son corps.
Kesh a rejoint la guilde de Ravel pour faire ses preuves et en apprendre plus sur ses pouvoirs pour revenir plus forte dans la forêt qui l'a vue naitre. Elle semble toutefois prendre son temps pour explorer les choses qui l'entourent, un moyen supplémentaire d'éviter l'Affadissement.
Kesh garde ses notes précieusement confinées dans un carnet de route qu'elle ne quitte jamais.