Kha’meset est un amurrun à l’allure imposante, dont la musculature puissante se devine sous une fourrure noire profonde, presque satinée.
Son visage félin, marqué par une cicatrice rosée, est dominé par des yeux dorés incandescent.
Il porte une armure osirienne richement ouvragée, mêlant doré, turquoise et motifs antiques inspirés des anciens pharaons.
Sa tête est ornée d’un heaume cérémoniel, rappelant les attributs des divinités dorénavant perdues du désert.
Dans ses mains, il tient un khopesh à deux mains, dont la lame finement gravée semble vibrer d’une énergie latente.
Des étoffes bleues et dorées, marquées de glyphes anciens, flottent autour de lui au rythme du vent du désert.
Kha’meset est né dans les sables brûlants d’Osirion, au sein d’une caravane Shemtej, des amurruns nomades, que l’on aperçoit parfois entre deux dunes. Il a grandi sans connaitre de murs, uniquement l'horizon et le sable chaud balayé par le vent.
Sa tribu suivait des routes anciennes, invisibles pour les étrangers. Elle guidait parfois des marchands, parfois des érudits… mais surtout, elle évitait les problèmes.
Gardien, il a appris à manier les armes durant son adolescence.
Prudent, il a appris à ne pas trop s'approcher des zones dangereuses sans ses camarades, voir pas du tout.
Félin, il a appris que rien n'est grave et qu'il doit lâcher prise.
Nomade, il a appris à partir avec sa gourde en expédition.
Le jour de la Godsrain, tout bascule.
La caravane se trouvait au nord de Sothis, trop proche d’un ancien site lié à Nethys. Le vent s’arrête brutalement. Le ciel se déchire. Une lumière irréelle envahit le désert.
Les siens fuient. Kha’meset reste.
Il ne comprend pas pourquoi… mais quelque chose l’attire.
L’impact survient sans prévenir, sans explosion. Juste un bruit sourd accompagné d'une présence.
La magie s’infiltre en lui, violente, contradictoire, impossible à contenir. Puis plus rien.
Lorsqu’il se réveille, il est seul.
Le désert est intact… mais le monde a changé.
Les anciens dieux ne répondent plus.
Depuis ce jour, Kha’meset sent quelque chose brûler en lui, pas une magie ordinaire mais quelque chose de divin… brisé, mais toujours vivant : une étincelle
Elle pulse dans sa chair, comme un second cœur.
Elle remonte le long de ses bras lorsqu’il combat.
Elle s’ancre dans son arme, la nourrissant d’une force qui n’est pas la sienne.
Elle parcourt ses cicatrices pour le soigner.
Elle renforce sa peau pour en faire un cuir inébranlable.
C'est par hasard, ou guidé par le destin, qu'il observe, seul et isolé, dans le désert au nord de Sothis, un groupe de mercenaires se battre pour trouver l’Œil d'Apep : Ravel.
Il décide de les suivre de loin, patiemment, sans conviction particulière durant quelques jours.
Mais quand le second cataclysme divin a lieu, il est pris au dépourvu par l’ampleur des événements. Mais là où d’autres fuient, lui reste. Il reconnaît dans ces guerriers quelque chose de familier : la volonté d’avancer malgré l’inconnu.
Pour Kha’meset, c’est une opportunité rare. Celle de ne plus être seul face à ce qu’il porte. Celle de comprendre cette étincelle divine qui brûle en lui depuis ce jour.
Il finit par s’approcher, sans détour, sans crainte.
Il échange quelques mots, observe leurs réactions, jauge leur force… puis fait son choix.
Depuis ce jour, il marche aux côtés de Ravel, non par loyauté aveugle, mais parce qu’ils sont parmi les seuls à avancer vers ce qui a brisé son monde.
Et quelque part, au fond de lui…
l’étincelle semble réagir à leur présence.