Profil Joueur

N'vaya

Apparence

Description physique générale

N'vaya est une azarketi au physique fin et délicat. Sa peau est sombre, parsemée ici et là de tatouages luminescents qui rappellent la couleur des vagues au petit matin. Ses yeux sont grands et violacés, presque luminescents. Son faciès doux et curieux reflète une certaine jeunesse. Ce qui lui sert de cheveux est en fait une armée de filaments translucides, de couleur bleutée. Elle porte une tenue simple et pratique, le genre qu'on utilise pour voyager. Divers petits ornements rappelant les airs ou les vagues ornent sa tenue, qui se complète par une capuche rabattable sur sa tête. Trois paires de branchies zèbrent son cou, rappel discret qu'elle n'est pas une créature de la surface, à l'origine.

Histoire

Origine

Née dans les eaux chaudes de la Fever Sea, au creux des récifs oubliés au sud les Shackles, N’Vaya (Prononcé "Ni'vaya") appartient au peuple des Azarketis, et plus précisément à l'ethnie des Ozalons — discrets, gracieux, et profondément liés aux murmures de l’océan. Ceux qui vivent au rythme des courants, qui dansent pour les vagues et chantent pour les marées.

Mais N’Vaya n’était pas de celles qui chantent ou qui dirigent.
Elle restait en retrait. Toujours en arrière. Elle ne chantait pas, restait plutôt loin des danses rituelles et des chants sacrés de son peuple. Elle n'était pas invisible. Mais discrète.

Dès son plus jeune âge, elle montra une affinité rare avec les flux marins, les courants, les vents et les marées. Là où d’autres apprenaient à chanter et danser, elle apprenait à écouter. Les courants lui parlaient. Le vent, même étouffé sous la surface, semblait répondre à ses gestes. Lentement, presque timidement, elle développa ses dons — guidant les navires égarés à travers les récifs traîtres, apaisant les tempêtes naissantes, menant les marins perdus vers des eaux sûres. 

Elle aimait à se dissimuler parmi les vagues, observant les navires depuis la surface. Et par les vagues, par les vents, elle les guidait. La Fever Sea est traître pour les navires, et elle détestait voir les bâtiments s'écraser contre les récifs.

Parmi les marins, on parlait d’un souffle dans la brume. D'une forme féminine qui ressemblait à s'y méprendre à une sirène. D’une silhouette dans les vagues. D’un courant qui sauvait sans jamais se montrer.

Puis un jour, un équipage différent arriva. Bruyant, joyeux, chantants et dansants, comme des âmes libres qui croquaient la vie à pleines dents.

Ils ne se contentèrent pas de suivre le courant — ils cherchèrent son origine. Ils lui parlèrent. Ils rirent avec elle. Là où d’autres voyaient un esprit, eux virent une personne. Le capitaine de ce navire, un certain Lockey, était un homme affable et sympathique. Toujours un sourire aux lèvres, son tricorne enfoncé sur le crâne, il s'était mis en tête de retrouver l'origine de ces courants qui n'avaient rien de naturel. Le cri de joie qu'il poussa lorsqu'il aperçut N'vaya pour la première fois reste encore à ce jour gravé dans la mémoire de la jeune Azarketi. 

Et pour la première fois… N’Vaya hésita à disparaître.

Leur monde était vaste, bruyant, imprévisible. Dangereux, aussi. Mais il vibrait d’une vie qu’elle n’avait jamais connue dans le silence des profondeurs. Une vie qu’elle voulait comprendre. Elle ne comprenait ni leur langue, ni leurs coutumes, mais un désir naquit dans son cœur. Celui de connaitre la vie, au dessus de la surface.

Alors elle fit ce que personne n’attendait d’elle.

Elle quitta les récifs. Elle attrapa ses possessions, aussi maigres soient-elles, et lorsqu'elle grimpa pour la première fois sur le navire de ces gens, de ces hommes et femmes au teint hâlé par le soleil et aux cheveux blanchis par le sel, elle se sentit vivre. La première fois qu'ils lui prirent la main pour l'inviter à bord, elle ressentit une chaleur qu'elle n'avait jamais ressentie avant. Le capitaine Lockey était ravi de l'inviter à bord, bien qu'elle se montra craintive aux premiers abords. Il lui fit la visite du bateau, et lui présenta chaque membre de l'équipage, un par un, bien qu'elle ne connaisse pas du tout leur langue. Elle sentait bien, au fond d'elle, qu'ils ne lui voulaient pas de mal, et souhaitaient simplement faire sa connaissance. Les yeux de ces marins brillaient, non pas d'avarice ou de malfaisance, mais de curiosité et de bienveillance.

La surface était rude. Le vent, qu’elle maîtrisait si bien, devenait imprévisible. Les villes étaient assourdissantes. Il lui fallu un certain temps à s'adapter à la vie sur terre. Le fait qu'elle ai constamment besoin de rester dans un environnement humide aurait pu être une contrainte, si elle n'avait pas eu ses propres pouvoirs. L'apprentissage de la langue fut aussi compliqué. Elle n'était pas très expressive, et avait du mal à montrer ses émotions. Peu à peu, avec le temps, elle s'ouvrit aux autres. Ses pieds et mains palmées n'étaient pas très pratiques pour les travaux manuels nécessaires sur un navire, mais elle faisait de son mieux. Elle n'était pas très forte, mais elle faisait de son mieux pour aider à porter les lourdes cargaisons du navire marchand. Elle n'était pas très intelligente, mais elle fit son possible pour étudier la médecine avec le docteur à bord. Sa force n'était ni brute, ni issue de son esprit, mais de son instinct même. Lorsqu'elle regardait le ciel, tous les jours, elle prédisait le temps qu'il allait faire avec une précision effarante. Les Ozalons avaient toujours eu des dispositions pour ce genre de choses, après tout. Les gouttelettes d'eau qui tournaient autour d'elle, accompagnées d'un vent frais, offraient du répit et de la fraicheur aux marins, qui venaient la voir pour un peu d'eau fraîche, ou une oreille attentive quand ils étaient tourmentés. 

Mais la vie continuait, et le temps tournait. Elle passa plusieurs années aux côtés de ces marins, se forgeant une expérience dans le creux des vagues, au gré des vents, entourée par des amis. Mais elle voulait voir plus. Elle comprit qu'il était temps d'explorer de nouveaux horizons. En guise de cadeau de départ, ses amis marins lui offrirent un pécule, de l'argent amassé au fil des années, qu'elle pourrait utiliser pour commencer une nouvelle vie. Bien sûr qu'ils étaient tristes de la voir partir, mais leur navire marchand ne pouvait se permettre de se détourner de leurs missions de livraison, au risque de voir les finances de l'équipage se ternir. Alors le capitaine eut une idée: Débarquer la jeune azarketi au port d'Absalom, la ville au centre du monde. Là bas, N'vaya pourrait choisir quel horizon explorer ensuite. 

Et c'est ce qui se passa. Elle fut d'abord déroutée de mettre le pied sur la terre ferme, elle qui avait toujours vécu proche de la mer, au mieux sur un bateau. Puis la tristesse l'envahit lorsqu'elle vit le navire de ceux qui l'avaient adopté repartir. Elle resta longuement à regarder l'horizon, observant le bateau qui s'éloignait, et agitant la main pour dire au revoir, jusqu'à ce que sa famille d'adoption ne soit qu'un petit point noir au loin. 

Assise sur les quais, elle observait longuement les dockers, les marins, les marchands, les gens passer. Se demandant quoi faire. 

Là, entre intrigues, marchés et aventuriers de tous horizons, elle trouva une solution simple :

Mettre ses dons au service de ceux qui osaient braver l’inconnu.

S’inscrire dans une guilde. C'était une idée étrange. Elle se renseigna auprès des gardes, qui lui conseillèrent la guilde de Ravel. 

Card image
Race
Azarketi
Genre
F
Lieu de Naissance
Fever Sea
Taille
139
Poids
41
Peau
Bleu foncée, parsemée de tatouages
Cheveux
Ombrelle semi transparent sur son crâne
Yeux
Violacés et luminescents