Profil Joueur

Ronan Velt

Apparence

Description physique générale

Ronan Velt est un homme de taille grande taille, à la carrure sèche et fonctionnelle, façonnée par l’entraînement régulier plus que par la recherche de puissance brute. Son port est droit sans être rigide, comme quelqu’un qui a appris à tenir son corps ainsi par habitude et nécessité, non par orgueil. Rien dans sa silhouette n’est excessif, chaque mouvement semble mesuré, chaque posture pensée pour durer plutôt que pour impressionner.

Son visage est anguleux, marqué par des traits nets et calmes. Ses cheveux blonds cendrés sont coupés courts, entretenus sans soin particulier, choisis pour leur praticité avant toute considération esthétique. Son regard, d’un gris pâle tirant parfois vers l’acier selon la lumière, est sans cesse en éveil. Il observe plus qu’il ne fixe.

La particularité la plus visible de Ronan se trouve le long de sa mâchoire gauche. Là, juste sous l’os, court une fine cicatrice claire, droite et régulière, trop propre pour être le fruit d’un coup sauvage. Elle semble ancienne, parfaitement refermée, comme tracée avec précision plutôt que subie dans le chaos. Contrairement à d’autres marques de combat, celle-ci n’a pas été laissée par une arme lourde ou une bête, mais évoque plutôt un contact net, maîtrisé, un rappel silencieux d’une erreur mesurée ou d’un affrontement contrôlé. Ronan n’en parle jamais, non par gêne, mais parce qu’elle n’a pour lui aucune valeur symbolique. Elle est là, et cela suffit.

Sa peau claire porte un hâle léger, signe d’un temps passé à l’extérieur, ainsi que quelques cicatrices discrètes sur les mains et les avant-bras, traces d’entraînements répétés et de missions. Aucune n’est particulièrement marquante, mais ensemble, elles racontent une vie passée à apprendre, à se corriger, à recommencer.

Lorsqu’il est en équipement, Ronan porte une armure aux teintes noires et or, travaillée avec sobriété. Le noir domine, mat et absorbant, tandis que l’or, discret et non poli, souligne les lignes fonctionnelles de l’armure sans jamais les dominer. De fines touches de blanc sur une couture, une lanière usée, ou un détail gravé  viennent rompre la masse sombre, ajoutant juste assez de contraste pour éviter l’austérité totale. Son bouclier d’acier, solide et marqué par l’usage, est porté comme une extension naturelle de son bras, jamais relâché, jamais brandi pour l’apparence, son arme est tenue avec la même retenue, tel un outil de contrôle et de maintien, précis, destiné à imposer une distance claire plutôt qu’à chercher la destruction.

Tenue et accessoires

Ronan porte peu de bijoux, et aucun par ostentation. Le plus visible est une boucle d’oreille unique, portée à l’oreille gauche : une petite pièce de métal sombre, cerclée d’un fin liseré doré, simple dans sa forme mais soigneusement entretenue. Elle n’a rien de décoratif au premier regard, presque utilitaire, comme si elle avait été choisie pour durer plutôt que pour briller. Ceux qui l’observent attentivement peuvent y voir un motif discret, une ligne brisée ou un angle net, rappelant davantage un symbole abstrait qu’un ornement traditionnel. Ronan ne la retire jamais, pas même en mission. Elle ne tinte pas, ne capte pas la lumière de manière excessive, mais elle est toujours là, immuable, comme un point d’ancrage personnel.

Personnalité

Caractère

Ronan est un homme qui prend son rôle au sérieux, mais jamais au point de disparaître derrière lui. Lorsqu’une situation devient tendue, il se concentre immédiatement, non en se fermant, mais en s’ancrant. Sa voix se fait plus posée, ses gestes plus précis, mais il reste pleinement présent aux autres, Il regarde ses alliés, les écoute, ajuste ses décisions en fonction de ce qu’ils font et de ce qu’ils ressentent. Son sérieux n’est pas silencieux ni distant. Il est habité, presque rassurant.

Mentalement, Ronan est structuré, attentif, mais jamais rigide, Il aime comprendre ce qui se passe autour de lui, non pour tout contrôler, mais pour pouvoir réagir de la manière la plus juste. Il analyse rapidement les situations, souvent de manière intuitive, et accepte que toutes les décisions ne soient pas parfaites. Il a appris que l’action réfléchie, même imparfaite, vaut mieux que l’hésitation prolongée. Cette lucidité le rend pragmatique sans jamais le basculer dans le cynisme. Il agit parce qu’il faut agir, mais il ne perd jamais de vue les personnes impliquées.

En combat, Ronan parle peu, mais il parle juste. Ses mots ne sont pas des ordres secs lancés dans le vide, ce sont des repères. Il corrige sans humilier, encourage sans théâtralité, soutient sans s’imposer. Il sait quand une présence vaut plus qu’un discours et n’hésite pas à se placer physiquement aux côtés de ceux qui vacillent. Il ne cherche pas à briller, mais à maintenir l’élan collectif, à faire en sorte que chacun se sente capable d’avancer d’un pas de plus.

Ce sérieux n’efface jamais son humanité. Même sous pression, Ronan laisse transparaître une attention sincère aux autres. Il remarque les hésitations, les erreurs rattrapées de justesse, la fatigue qui s’installe. Un regard, un mot bref, un geste suffisent souvent à rappeler qu’il est là, avec eux, pas au-dessus. Il espère que cette proximité fait de lui quelqu’un de naturellement respecté plutôt que craint.

Une fois le danger passé, la transition est douce, presque imperceptible. Il se détend simplement, sa posture se relâche, son regard devient moins vigilant, et il se permet d’être plus léger. Il accepte les moments de calme, les conversations sans enjeu, les silences partagés. Avec une équipe qu’il connaît bien, il se montre plus ouvert, plus spontané, laissant apparaître un attachement réel, même s’il n’est jamais démonstratif.

Ronan a un sens profond de la responsabilité, mais il ne confond pas cela avec le besoin de diriger. Il accepte l’autorité quand elle est claire et cohérente, et prend des initiatives quand la situation l’exige. Il n’aime ni l’arbitraire ni la brutalité inutile, et il lui arrive de porter une charge supplémentaire pour éviter que quelqu’un d’autre ne plie sous la pression. Il doute parfois, non de ses valeurs, mais de ses limites. Ce doute ne l’entrave pas : il l’incite à rester vigilant, à apprendre, à progresser.

Histoire

Origine

Ronan Velt est né à Kerse, au cœur de Druma, dans une cité où les pierres ont plus de valeur que les serments et où chaque promesse est mesurée, consignée, puis tenue ou brisée avec des conséquences immédiates. À Druma, rien n’est gratuit, pas même la loyauté, et la famille Velt le savait mieux que quiconque. Sa maison n’était pas noble au sens ancien du terme, mais reconnue comme une maison contractuelle, une lignée d’hommes et de femmes spécialisés dans la sécurisation des routes, des entrepôts et des convois, employés par les guildes, les cités ou parfois par l’État lui-même. Leur nom n’apparaissait pas dans les chansons, mais dans les registres, les clauses et les annexes et pour eux,  c’était amplement suffisant.

Ronan grandit dans un environnement où l’on parlait peu d’honneur et beaucoup de fiabilité. Son père supervisait des équipes d’escorte, négociait les termes précis d’un engagement avant même de songer à la composition des forces, et rappelait sans cesse que le combat était un coût, jamais un objectif et sa mère travaillait dans la gestion des contrats, veillant à ce que chaque engagement soit clair, chaque responsabilité définie, chaque zone d’ombre réduite au minimum. Dans ce cadre, il développa très tôt une manière d’être singulière, il ne réagissait pas comme les autres enfants, il observait longtemps, posait peu de questions, mais lorsqu’il parlait, ses remarques étaient précises, presque dérangeantes dans leur justesse. Il semblait comprendre instinctivement comment une situation pouvait évoluer, non par intuition émotionnelle, mais par enchaînement logique. Personne ne parla jamais d’héritage extraplanaire bien que ce fut le cas, car a Druma, on ne nomme pas ce qui fonctionne.

Sa formation commença comme elle devait commencer, sans mythes, sans récits glorieux. On lui confia une pique courte, arme de dissuasion et de contrôle, parfaitement adaptée à la doctrine de la maison, celle-ci permettait de tenir une distance claire, de refuser l’approche, d’imposer une limite sans provoquer une escalade inutile. Le bouclier vint ensuite, non comme une protection passive, mais comme un outil de pression. Ronan eut du mal à l’accepter au début, son esprit cherchait la solution la plus stable, la plus sûre, et il avait tendance à trop calculer, à retarder l’action dans l’espoir d’un positionnement parfait. Ses instructeurs corrigèrent cela avec patience, lui rappelant qu’un contrat mal exécuté coûtait moins cher qu’un contrat jamais appliqué. Parfois, il fallait agir avant d’avoir toutes les données.

Ronan n’était pas un élève brillant au sens spectaculaire, il ne se distinguait pas par des charges audacieuses ou des démonstrations martiales impressionnantes, mais il comprenait rapidement ce qu’on attendait de lui, il retenait les distances, respectait les formations et surtout, il savait quand ne pas dépasser le cadre. Lors de ses premières missions d’escorte, encore comme auxiliaire, il fit peu d’erreurs graves, mais une en particulier le marqua. Face à une tentative de pillage mal organisée, il analysa trop longtemps la situation, cherchant à neutraliser la menace sans aucun dommage collatéral. Un instant de trop, et un marchand fut légèrement blessé avant que la ligne ne se reforme. Le convoi arriva à destination. Le contrat fut rempli, mais la clause sur la sécurité des personnes avait été entamée et cela suffisait pour considérer l’opération imparfaite.

Cette nuit-là, il comprit quelque chose d’essentiel, la stabilité n’est jamais absolue, elle se maintient par des décisions parfois incomplètes, mais assumées. Cette prise de conscience ne le transforma pas instantanément en combattant décisif, mais elle s’inscrivit profondément en lui, Il commença à agir plus tôt, à accepter une part de risque calculé, à comprendre que l’ordre n’était pas une formule idéale, mais un équilibre constamment renégocié.

Lorsqu’il fut officiellement reconnu comme membre armé de la Maison Velt, aucun rituel ne marqua l’événement. On lui confia simplement plus de responsabilités et des contrats légèrement plus exigeants. Pourtant, la maison jugea utile de l’envoyer ailleurs, temporairement, non comme un chef, ni même comme un agent indépendant, mais comme détaché, placé sous l’autorité d’organisations extérieures afin d’élargir son expérience. Les Blackjacket furent l’une de ces première destinations, leur approche du maintien de l’ordre, plus humaine, plus politique, différait de la rigueur contractuelle de Druma, mais Ronan y vit une continuité logique, là aussi, il s’agissait d’empêcher que les choses ne dégénèrent au-delà de ce qu’il serait possible de réparer.

Lorsque la Maison Velt estima que Ronan avait atteint les limites de ce que les contrats drumiens pouvaient encore lui apprendre, elle ne mit pas fin à son service. À Druma, on ne renvoie pas un élément fiable, on le place là où son expérience pourra s’éprouver autrement. Un nouvel engagement fut rédigé, volontairement plus ouvert que les précédents, il fut détaché à Absalom, officiellement pour renforcer les capacités d’intervention d’agents du maintien de l’ordre opérant dans un environnement plus instable, où les règles changent selon les quartiers et les interlocuteurs.

Son rattachement aux Blackjacket fut maintenu, Il n’en devint pas un membre éminent, ni un agent décisionnaire, mais un exécutant de terrain, apprécié pour sa retenue et sa capacité à contenir une situation avant qu’elle ne dégénère. À Absalom, Ronan découvrit rapidement que l’ordre ne pouvait pas toujours être imposé par des patrouilles régulières ou des cadres stricts, trop de zones échappaient à toute juridiction claire, trop de menaces surgissaient là où aucune autorité ne souhaitait intervenir directement.

Ravelien

C’est dans ce contexte qu’il entra en contact avec la guilde de Ravel. Non par goût de l’aventure, mais par nécessité. Les Blackjacket utilisaient parfois ces groupes comme relais officieux, capables d’agir là où une présence légale aurait provoqué plus de troubles qu’elle n’en aurait résolu, il y entra comme un combattant débutant0, chargé de tenir la ligne lorsque les choses tournaient mal, de protéger les moins aguerris, et de faire en sorte que les missions se terminent sans excès inutile.

Card image
Race
Human
Genre
Masculin
Lieu de Naissance
Kerse, Druma
Taille
196
Poids
80
Peau
Clair, légèrement scintillante
Cheveux
Blond Cendré
Yeux
Gris Argenté
Organisation
BlackJacket