Ungad est un Orc à la taille somme toute standard par rapport à ses congénères mais est toutefois nettement plus imposant qu'un humain moyen. Il est bâti comme un Hibours et laisse paraître une certaine expérience martiale dans sa posture.
Pour les rares fois où certains observeront Ungad sans que celui-ci ne soit couvert de la tête au pied de métal, ils pourront alors apercevoir une peau striée par de multiples cicatrices et dont le visage n'en est malheureusement pas exempt.
Le bouclier hors norme qui lui sert de muraille.
Ungad arbore fièrement son immense bouclier en acier dont les dimensions surprenantes égalent celle d'un homme de taille moyenne. Le symbole de sa divinité y est gravé dessus.
Il porte également une armure de plaque, une petite dague en acier, ainsi qu'un médaillon dont le symbole ressemble fortement à un bouclier.
Stoïque, humble et pragmatique. Voilà les mots qui le caractérise le mieux. Mais attention, face au morts-vivants il peu parfois faire excès de zèle...
Réhabiliter le nom de sa patrie au travers de ses actions. Anéantir les morts-vivants ainsi que leurs maîtres.
Connaître ses propres origines et retrouver sa famille au Belkzen. S'ils sont en vie.
Anéantir le Tyran qui murmure.
Il est un ami proche d'Ulthun II, Seigneur Veilleur de Lastwall.
Ungad est un orc de confiance et dont la loyauté est sans faille pour quiconque est important à ses yeux.
Ungad ne sait que peu de choses sur ses origines. Il est né en 4690 AR et fut abandonné devant l'église d'Arwyll Stead, une forterresse peuplé d'environ 600 individus, dans la fière et désormais ravagée région de Lastwall. Il ne connait ni ses parents, ni aucun membre proche ou éloigné de sa famille, pas même un parrain ou un ami de ces derniers.
Comme la plupart des orphelins de ce pays, il fut placé sous l'égide de l'église puis formé pour devenir un futur soldat au sein du Collège de Guerre des Croisés, dévoué à la cause et prêt à donner sa vie pour protéger sa nation. La théologie et l'art de la guerre lui furent enseigné, ainsi que l'histoire du pays, afin qu'il devienne un Chevalier d'Ozem.
Malencontreusement pour lui, n'étant pas né du bon côté de la frontière, grandir au sein d'un fief frontalier à un peuple belliqueux, qui plus est le sien, ne fût pas chose aisé. En fait, de mémoire, à part une poignée de Nains ou de Dromaars, il était le seul non humain de la cité, et surtout le seul Orc. Toute son enfance, il n'eu de cesse d'être brimé par ses pairs pour son apparence. Il travailla dur dans l'espoir d'être accepté, redoublant d'effort et s'entraînant sans relâche afin de prouver sa valeur ! Même si ce n'était jamais assez pour certains...
Heureusement pour lui, en cas de besoin il pouvait trouver refuge dans la chapelle où il fut jadis recueillis par la prêtresse veillant sur ce lieu, Mère Constance. Les mots réconfortants de celle qui était alors sa plus proche parente étaient un phare pour le jeune Ungad. Elle lui enseigna les préceptes de la divinité liée à son sacerdoce, Iomedae, et lui offrit l'amour d'une mère. De par ses origines, elle le prépara à la dure vie qui l'attendait et lui apprit qu'il ne devra jamais céder à la facilité, à la violence, et que l'injustice qu'il subira n'est que stupidité. Elle fit de lui un homme droit, juste, et à qui le moment venu, la vie sourira.
Vint alors le jour, lors de sa quatorzième année, où lui et toute sa promotion furent mobilisé pendant un mois pour participer à un exercice de forces conjointes destiné à simuler la défense de la capitale Vigil. C'est l'événement le plus attendu dans la vie d'une recrue, car il s'agit là d'un exercice de grande ampleur qui attire nombres de citoyens venus observer les manœuvres. Mais il s'agit surtout d'un moment crucial dans l'affection futur des recrues, puisque les Chantres Martiaux et toute la hiérarchie jugeront de la qualité du nouveau cru. Les compagnies sont alors mélangées les unes entre les autres, testant leur capacité d'interopérabilité et leur adaptabilité. L'implication et l'exemplarité dont fit preuve Ungad, ainsi que son physique hors du commun, le firent rapidement remarquer eu sein de la colonne dans laquelle il est affecté, suscitant jalousie et rancœur au sein des rangs.
C'est alors que le premier soir, tandis qu'il mangeait sa ration
seul à table sous une des immenses tentes dressées pour l'occasion,
qu'Ungad fut pris à parti par des membres de sa colonne, des recrues
semblant provenir de Vellumis. Ils s'assirent autour du jeune Orc et
commencèrent à le provoquer. Mais il avait l'habitude des brimades,
ce n'était pas la première fois et certainement pas la dernière.
Il resta imperturbable, ignorant leur insultes, ce qui eu pour
conséquences d'exacerber leur colère et poussa l'un d'eux à se
lever, intimant l'Orc de se défendre, ce qu'il refusa. Il mit en
application les préceptes de Mère Constance et resta de marbre,
sachant qu'aucune erreur ne lui était permise. Son interlocuteur
l'attrapa alors par le col, s'apprêtant à le frapper, quand
soudain, une main surgit de nulle part, attrapant au vol le poing qui
lui était destiné. Le temps d'un éclair, l'agresseur se retrouva
au tapis, une clé de bras le maintenant au sol et une voix s'écriant
:
«Tout doux mon gars ! Il a autant le droit que
toi d'être ici ! Il se bat pour la même cause !»
Le
jeune Orc qui avait alors suivi du regard son assaillant filer tête
la première dans la terre, leva les yeux, et observa pour la
première fois celui qui allait devenir son premier ami.
La scène était surréaliste pour Ungad ! Quelqu'un le défendait ! Et ce qui ne devait être qu'un énième épisode inconfortable de sa vie qu'il aurait subit sans broncher, dégénéra rapidement en un combat déséquilibré. La recrue au tapis se débattit, sommant ses camarades de l'aider ; ce qu'ils firent après quelques secondes d'hésitations. Voyant alors son bienfaiteur en mauvaise posture, Ungad, encore sous l'effet de la stupeur, réagit par instinct et se jeta dans la bagarre. L'échauffourée se solda par l'intervention d'officiers ayant entendu l'altercation depuis leur tente respective situé non loin. Les quelques témoins présent attestèrent tous les faits, dicté par leur voeu, et innocentèrent Ungad. Les jeunes indisciplinés furent sanctionnés et chargés de récurer les latrines du camp jusqu'à la fin des manœuvres. Les semaines restantes, l'Orc et son sauveur passèrent tout les deux leur temps libre ensemble, discutant de tout et rien, s'entraînant sans relâche l'un avec l'autre. Ainsi, eut-il l'occasion de connaître son premier ami, Ulthun.
Les années passèrent, et les deux jeunes soldats continuèrent à entretenir leur amitié au travers de lettres et de quelques événements qui leurs permirent de se retrouver. Ulthun gravit les échelons au sein de la capitale tandis qu'Ungad resta en poste à Arwyll Stead afin d'être auprès de sa mère adoptive hélas malade. C'est alors qu'un beau jour, en 4709 AR, qu'Ungad reçu la grande nouvelle. Les Chantres Martiaux venait d'élire leur nouveau souverain, le Seigneur Veilleur, et qu'elle ne fut pas sa surprise quand il vit que c'était son ami. Il reçu alors l'insigne honneur de participer à la cérémonie d'intronisation.
Reconaissant les qualités du jeune Orc que jusqu'alors sa hiérarchie n'avait jamais remarqué, Ulthun proposa ce jour-là à son ami de rejoindre la capitale pour qu'il se tienne à ses côtés dans cette noble tâche. Ungad refusa, ce qui supris Ulthun, qui s'empressa de lui demander la raison. L'Orc n'étant pas habitué à parler de sa vie privé, il expliqua maladroitement l'état de sa mère et la raison pour laquelle il ne pouvait la laisser, la raison pour laquel il n'avait toujours pas quitté la cité qui avait tant de mépris à son égard. Dans son habituelle générosité Ulthun promu alors son ami, afin que celui-ci puisse avoir une meilleure solde et qu'il puisse s'occuper de sa mère. Ungad passa alors capitaine au sein de la garnison d'Arwyll Stead, sous le commandement direct de Wate Arwyll, seigneur du fief et fils du regrettré Adil Arwyll, mort au combat il y a de cela quelques années. Il fit ce qu'on exigea de lui à ce poste et s'assura d'être irréprochable, tant pour honorer la chance que son ami lui avait offert, que pour faire taire définitivement les derniers réticents
Puis le temps continua de filer, faisant son office et emportant Mère Constance en 4712 AR. Elle reçu une sépulture digne, à l'égard de la fonction qu'elle pratiquait, mais surtout pour le bien qu'elle avait apporté, pas seulement à Ungad, mais à tout les habitants qui était dans le besoin.
Trois années plus tard, en 4715 AR, alors que le seigneur Arwyll était en déplacement dans la capitale où il trouva la mort dans un tragique accident. Un coup très dur pour la petite forteresse qui fut alors dirigée par cette illustre famille depuis des génértations. Peu de temps ensuite, le malheur frappant rarement seul, la cité fut assiégié par des créatures diaboliques et des Orcs du Belkzen. Ungad se distingua en sauvant plusieurs frères d'armes et citoyens durant la bataille, menant les troupes qui lui étaient assignés avec brio. Depuis lors, ceux qui le virent en action se mirent à le surnommer "le rempart".
Faute d'héritier, la cité dû élire un maire, un certain Darel Proum, qui en dépit de la situation effectua un travail de gestion remarquable, la cité frontalière tenait bon malgré tout. Ungad, fidèle à ce lieu et désormais apprécié par ses habitants resta en poste et continua d'écrire à son ami.
Vint alors le jour fatidique, où le sceau chargé de contenir Tar Baphon dans sa forteresse se rompu. Ce dernier eu accès à des fragments d'une relique sacrée, le bouclier brisé d'Arnisant, connu aussi comme le bouclier d'Aroden, qui lui permit de créer une arme surpuissante, le Feu Radieux. Après presque un millénaire, le Tyran qui murmure réussit alors à détruire sa geôle grâce à cette nouvelle arme et s'échappa de Gallowspire dans une immense explosion qui ne laissa rien d'autres qu'un cratère béant.
L'Orc assista à la chute de sa nation et à l'effondrement de sa cité désormais au main de morts-vivants métamorphes. La situation l'empêcha de rejoindre la capitale à temps, qui fut à son tour vitrifié par le Feu Radiant. Il réussit malgré tout à sauver quelques individus ci et là et les rapatria à Vellumis, dernier bastion de Lastwall. Ungad y retrouva alors Ulthun, en charge de l'évacuation des survivants vers Absalom et prêta main forte à la situation autant que faire ce peut.
Les
réfugiés s'installèrent au Quartier du précipice, un endroit
malfamé de la cité cosmopolite, infesté de criminels, de monstres
ou même de morts-vivants, et dont les traces d'un séisme vieux de
20 ans sont encore largement visibles.
Certaines parties du
quartier furent nettoyés et examinés par les chevaliers, qui
restaurèrent ensuite des logements pour y accueilir la diaspora
croissante. Une ambassade y fut même construite et nommée "L'espoir
de Vigil".
Sous les ordres directs de son seigneur et ami, Ungad fut ensuite chargé de trouver des personnes susceptibles de prêter main forte à la cause. Il s'attela à sa mission sans relâche, réussissant de temps à autre à recruter une âme égarée, jusqu'au jour où, tandis qu'il était sur les routes, il fut pris en embuscade par des brigands le blessant grièvement. Alors qu'il se vidait de son sang, un portail magique s'ouvrit soudainement devant lui, et une voix lui intima d'y entrer s'il souhaitait survivre.
L'Orc arriva finalement à Ravel, une cité dans un lieux surnommé la Vallée, peuplés d'aventuriers qui furent tous sauvé par un étrange monolithe leur confiant des missions et les téléportant aux quatres coins du monde pour les réaliser. Redevable et intrigué, Ungad resta parmis plus d'une année, affrontant de terribles menaces qui poussèrent la Compagnie Ravelienne à fuir à Port-Enigme.Le temps passa et malheureusement, l'orc n'y trouva pas son compte. Il repartit alors sur les routes en quête de nouvelles recrues et laissa derrière lui ses nouveaux amis.
N'ayant pas de consigne précise quant à la durée de sa mission, il vagabonda en Avistan, continuant à renforçer les rangs de sa nation durant des années, jusqu'au jour où il décida de rentrer à Absalom, las de cette vie.
Ungad
mis pied à terre, et se rendit à "L'espoir de Vigil" pour
y retrouver son vieil ami. Il découvrit avec joie ô combien le
quartier et son peuple avaient prospérés depuis son départ et
retrouva quelques visages familiers. Heureux d'être de nouveau
réunis, les deux confrères échangèrent quelques chopes et les
histoires qu'ils avaient amassés jusque là. Ulthun écouta son ami
et ne pû s'empêcher de réagir lorsque celui-ci entendu parler de
la Compagnie Ravelienne.
Il interrompit l'Orc et lui expliqua
qu'une guilde d'aventurier portant ce nom s'était installé depuis
environ 2 ans dans la cité.
Intrigué par cette nouvelle, Ungad
ne ferma par l'oeil de la nuit, et se rendit au petit matin au QG de
la guilde.
Autrefois membre de la compagnie Ravelienne, Ungad était proche de certain de ses membres, tel que le flamboyant Synemnor, ou bien le sage Rakash.
Nombreux sont ceux qui ont croisés sa route, combattu à ses côtés, ou simplement marqué son esprit :
Ochen, S'leek, Odrak, Kalrug, Eclat, Glim, Desmée, Loo, Nozhaur, Dilza, Colyus, Rangrim, Alastor Valira, Shin Oni, Geinnos, Aaron, Erli, Skoedir, ou encore Rudus, et il en manque surement d'autres.