Zharkk impose une présence brute et silencieuse. Elle n’est pas massive, mais dense, comme si chaque mouvement était pesé pour l’impact. Sa posture est toujours légèrement tendue, prête à réagir, même au repos. Elle dégage une impression de vigilance constante, celle de quelqu’un qui a appris très tôt que le monde ne pardonne pas l’inattention.
Son corps est marqué par l’effort et les coups : musculature fonctionnelle, épaules solides, bras endurcis par l’arme plus que par l’esthétique. Sa peau porte des cicatrices anciennes et récentes, jamais dissimulées. Son visage est anguleux, dominé par un regard dur et incandescent, où la colère et la lucidité cohabitent. Ses crocs sont visibles quand elle parle, non par menace, mais parce qu’elle ne prend pas la peine d’adoucir ce qu’elle est.
Aux poignets, des bandelettes de force en cuir, usées par la route, qu’elle ne retire que rarement. Ils cachent les marques des fers qu'elle a porté. Certaines cicatrices ont une forme trop régulière pour être accidentelles, laissant deviner un passé de captivité ou de combats imposés.
Zharkk porte une tenue simple et usée, pensée pour durer plutôt que pour impressionner. Ses vêtements sont rudimentaires, récupérés ici et là, rafistolée plus d’une fois. Elle n’a presque aucun ornement : tout ce qu’elle porte a une utilité ou une histoire. Son épée à deux mains est entretenue avec un soin quasi rituel, comme si l’arme était à la fois un outil, un souvenir de son passé et l'assurance d'une revanche qu'elle prendra un jour.
Zharkk est taciturne, directe, parfois abrupte. Elle parle peu, mais chaque mot est pesé, rarement aimable, jamais gratuit. Elle méprise l’autorité imposée et teste instinctivement ceux qui prétendent commander. Pourtant, sous cette dureté, elle possède un sens aigu de la loyauté : une fois sa confiance gagnée, elle protège les siens avec une détermination féroce. Elle ne cherche ni la gloire ni la reconnaissance, seulement la vérité et la survie.
Zharkk avance pour ne plus jamais être à genoux. Elle veut prouver, à elle-même plus qu’au monde, qu’aucune chaîne ne pourra jamais la définir à nouveau. Chaque combat est une affirmation de sa liberté, chaque victoire un pas de plus loin de son passé. Elle ne poursuit pas un idéal abstrait : elle cherche un endroit, un état, où personne ne pourra plus décider pour elle.
Zharkk entretient peu de relations durables. Elle se méfie des promesses, des serments trop faciles et des paroles creuses. Elle respecte la force, la constance et les actes répétés bien plus que les discours. Avec ses compagnons, elle se montre réservée mais fiable, préférant agir plutôt que rassurer. Ceux qui trahissent sa confiance n’obtiennent ni seconde chance, ni explication.
Zharkk est née dans une tribu orque des marches frontalières, un de ces clans pour qui la force brute est une langue maternelle. Chez eux, on apprend à tenir une arme avant de savoir compter, et la magie y est vu comme une tricherie de faibles ou une malédiction de chamans instables.
Sauf que Zharkk, très tôt, a commencé à entendre le monde vibrer.
Pas des voix. Des résonances.
Quand une lame frappait un bouclier, quand l’orage grondait, quand le sang touchait la terre : quelque chose chantait. Une structure cachée sous la violence. Une logique.
Autant dire que ça n’a pas rendu le clan très à l’aise.
Elle a rejoint la guilde de Ravel pour protéger ceux qui ne peuvent pas le faire.
Zharkk écrit peu, voir pas.