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Rapport : Même dans la mort...

Les solutions d'hier sont les problèmes d'aujourd'hui

La mission :
Nous sommes envoyés au village de Belle-Rive en Andoran, afin de démêler une situation peu ordinaire. Il est question en effet d'un mort qui refuse d'être mort et revient parmi sa famille. Nous sommes recrutés par son ex-veuve qui a besoin d'aide pour comprendre ce qui se passe et si possible remédier à la situation.

L'équipe :
Rhiz (saurusius) : où il y a de la hyène il n'y a pas de misfire. Artillerie lourde.
(Sina) Delphine de Mortebise (_sin_.) : pas toujours très à l'aise parmi la plèbe. Goûteuse de vin et incendiaire de crânes déjà enflammés.
Myrithor des Mille Formes (khalistos) : doté d'un féroce appétit, il croque même dans le mort-vivant. Un peu ours sur les bords mais gentil.
Sasuke (fr_ng_neer) : clown, cuisinier, et étonnement compas moral du groupe.
Et techniquement il y avait aussi deux autres personnes avec nous, mais elles ont disparu dans les limbes, on va pas en parler je ne veux pas d'embrouille avec un foutu bythos !

La malédiction de la famille Faucon :
Bon, je vais tenter de résumer la situation. Nous avons parlé à Mme Marguerite Faucon, à mon collègue le prêtre de Desna, au fossoyeur (un peu traumatisé) et même au défunt. Tout le monde s'accorde à dire qu'il est bien mort, sauf le mort lui-même, Edgar Faucon.
Son état est même confirmé par les membres de notre groupe qui ont des connaissances médicales. Pas de pouls. Pas de souffle. C'est à croire que le défunt ne mange et ne travaille que par habitude. Mais il parle, et nous oriente vers l'ancien caveau de sa famille, auquel il a rêvé avant de mourir parce que maintenant il ne rêve plus.

En visitant le cimetière, on trouve sa tombe, manifestement il en est sorti par ses propres moyens en faisant preuve d'une force surhumaine. On trouve aussi le caveau. Et des indices. Et un fantôme, un aïeul d'Edgar. Nous arrivons à comprendre qu'autrefois, l’aïeul a passé un pacte avec une entité inconnue pour sauver sa ferme de la ruine et le village de la famine. Le prix à payer pour chaque génération de Faucon était de faire un acte de bonté désintéressé.

Là on comprend mieux. Un acte désintéressé, ce n'est pas du tout dans la nature d'Edgar. Sauf que maintenant, si on lui explique que pour résoudre son problème il faut qu'il fasse un acte désintéressé, et bin ce n'est plus du tout un acte désintéressé. On en est là de nos tentatives quand la fameuse entité vient réclamer son dû. C'est à dire l'âme d'Edgar, et son domaine, qu'elle entend détruire.

Alors l'entité en question est manifestement un genre de mort-vivant puissant. Elle est accompagnée de deux crânes enflammés. Et soyons honnêtes, mes compagnons sont moyennement chauds pour prendre des risques pour Edgar qui n'est pas exactement un saint homme. Pourtant lui n'y est pour rien, il paye la faute de son lointain ancêtre. Nous essayons de discuter quand même, mais sans succès, la créature s'avance pour se saisir de l'âme d'Edgar, tandis que ses sbires s'élancent pour incendier la ferme.

Par pure charité envers mes camarades, on dira que je fus le plus prompt à réagir...
Mais je ne pouvais tout simplement pas laisser la créature détruire une des deux seules fermes du village, source de nourriture et de prospérité ! Ceci aurait été un anathème, une abomination aux yeux de Kofusachi !

Nous commençons donc à opposer une résistance. Assez molle au début, je dois dire. Mais significative. Trouvant du courage dans notre soutien, Edgar ne se laisse pas entraîner et résiste. Mais le combat ne dure pas. En effet, le fermier rompt l'engagement pour porter secours à un de ses ouvriers, coincé sous une tonnelle effondrée et menacé par les flammes. L'entité cesse alors de se battre pour observer la situation.

En faisant passer la vie de son employé avant le salut de son âme, Edgar vient en effet de remplir sa part de marché : il a accompli un acte de bonté désintéressé. L'entité raye alors le nom d'Edgar de son livre, et les créatures maléfiques disparaissent. Edgar a le temps de nous dire quelques mots, avant de s'effondrer, mort. Pour de bon, cette fois.

On le remet en terre, mais on attend quand même le lendemain pour être bien sûrs qu'il y reste avant de faire un banquet. Et puis on rentre avec la satisfaction du devoir accompli !