D'apparence humaine, il impose par sa grande taille et sa carrure d'athlète. Il porte une tenue en lin sombre surmontée d'une épaisse fourrure sur les épaules, et arbore à son flanc un marteau léger prêt à être lancé.
Sa puissance brute lui vaut le surnom d’« Ours » — et personne ne tiendrait à recevoir une gifle de ses imposantes mains. Bien que son visage se ferme au combat, il arbore le reste du temps un sourire chaleureux, trahissant un véritable bon vivant.
Il a une cicatrice sur le côté droit du visage et ses yeux affichent un vert émeraude intense. Curieuse singularité : sa peau dégage naturellement une subtile odeur de jasmin.
Sa tenue reste plutôt banale et passe inaperçue aux yeux des profanes. Seuls ses deux brassards gravés d'ours déchaînés, qui lui recouvrent les avant-bras, attirent l'attention.
Quand il n'est pas en quête de combats c'est un bon vivant adepte de bière et de fêtes.
Il ne refusera pas un challenge afin de se dépasser mais n'ira jamais dans une situation suicidaire.
Il ne supporte pas la personnalité de Bim-Bam et fera tout pour lui pourrir la vie, cependant cela ne le dérange pas de travailler avec lui.
On peut entendre Asabrag clamer son histoire (sans doute un brin enjolivée), parfois debout sur une table, lors de soirées bien arrosées dans les différentes tavernes du quartier des étrangers :« Paria, réprouvé, j'ai été rejeté par les miens ! Je viens d'une terre inhospitalière, mes amis, un continent mystérieux et sauvage aux confins du monde, par-delà les montagnes Soiffegelées.La Couronne du Monde est le territoire qui m'a vu naître et grandir ! Je fais partie d'un peuple vivant dans les grandes étendues arctiques ; mon village est situé sur les rives du lac Yamunaq, non loin de la ville commerciale d'Unaimo.Nous sommes tous les dignes descendants d'êtres célestes venus s'installer dans la région pour finalement se mêler à la population locale au fil des générations. Nous nous sommes spécialisés dans la chasse aux dragons maléfiques — principalement les blancs, qui raffolent de l'âpreté de ces terres gelées, mais aussi une petite colonie de dragons bleus établie près de la ville pour y instiller toute sa vilénie !Formés au combat dès le plus jeune âge, j'ai tué mon premier remorhaz à dix ans à peine, pour la plus grande fierté de mon père, le valeureux chef de notre domaine. Notre rite de passage à l'âge adulte consiste à abattre un jeune dragon, à se baigner dans son sang et à manger son cœur cru lors d'une cérémonie afin d'en absorber les pouvoirs !Devenu rapidement un grand guerrier, j'ai participé avec mon escadron au nettoyage des chaînes d'Alasek, qui s'étendent sur des centaines de lieues à l'ouest. Complètement isolés et autonomes, nous devions être aussi guérisseurs que combattants : dans ces environnements extrêmes, la moindre blessure ne pardonne pas. Nous aidions vaillamment les peuples locaux, qui nous récompensaient grassement, avant de rentrer régulièrement chez nous pour des périodes de repos et de fêtes bien méritées.Ma vie s'est déroulée ainsi, au rythme des campagnes, pourfendant de ma lame et écrasant de mon marteau les créatures qui croisaient ma route. Mais comme toute bonne chose, cette vie de plaisirs a pris fin lorsqu'Unaimo a été attaquée par un raid de géants du froid, partis ensuite se terrer près du Pôle, au niveau des Pics d'Albâtre.Fou de rage de savoir ces monstres assez audacieux pour s'en prendre au peuple que nous protégions, j'ai décidé de mener mon escadron dans ce territoire extrême, contre l'avis de mon père qui me l'avait interdit. Arrivés dans ces gigantesques montagnes sauvages où reposent mes ancêtres, nous avons traqué nos ennemis. Confiants, nous nous sommes enfoncés sur leurs terres sans nous soucier du danger qui nous guettait derrière les congères. Ils étaient là, rassemblés dans un campement à l'abri du vent cinglant qui nous usait depuis des jours. Aveuglé par la fureur, j'ai lancé l'assaut.Le combat fut d'une violence inouïe. Nous avons vite réalisé qu'un groupe nous avait suivis patiemment pour nous prendre en tenaille. Mes hommes et moi avons lutté ardemment, broyant et tranchant sans nous soucier des blessures qui s'accumulaient.J'ai fini par trancher la tête de leur chef. Quand je me suis retourné, il ne restait plus que le gémissement du vent. Debout au milieu du champ de cadavres, j'ai compris que mon second et moi étions les seuls survivants, ayant lutté jusqu'au bout pour notre survie, la victoire et l'honneur. J'ai pansé mes plaies et enterré mes camarades auprès de nos ancêtres, abandonnant les dépouilles des géants aux créatures de ces lieux maudits.À mon retour, ce n'est pas la fanfare ni une horde de femmes brûlantes de partager ma couche qui m'attendaient, mais mon père. Furieux de ma désobéissance et de ses tragiques conséquences, il m'a châtié en me dépouillant de mes capacités avant de me bannir. Il a juré que je ne pourrais revenir qu'après m'être montré à nouveau digne de notre héritage. C'est ainsi que j'ai erré vers le sud... jusqu'à me retrouver parmi vous, chers amis ! »
Personnages ayant partagé au moins une quête terminée avec Asabrag Odinson, Jarl des Linnorms.